Deux étudiantes de la faculté de médecine de Brest, Léna Blaize et Suzanne Contios, ont animé une conférence au Domitys de Morlaix sur l’utilisation des écrans et sur le bien-être ou les désagréments que l’on peut en tirer.
Frédéric Mallégol nous a raconté la vie de Simone Veil. Comme dans toutes ses conférences, très appréciées à Domitys, il a maitrisé son sujet avec brio. Simone Veil, née Jacob le 13 juillet 1927 à Nice, est une magistrate et femme d’État française. Déportée à Auschwitz à 16 ans pendant la Shoah, elle perd sa famille mais survit avec ses sœurs. Elle épouse Antoine Veil en 1946 et devient haut fonctionnaire après des études de droit. En tant que ministre de la Santé en 1974, elle fait adopter la loi dépénalisant l’IVG, connue sous le nom de « loi Veil ». Elle est la première présidente du Parlement européen de 1979 à 1982 et joue un rôle clé dans la réconciliation franco-allemande. Elle est ministre d’État de 1993 à 1995 et siège au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007, avant d’être élue à l’Académie française en 2008. Elle est entrée au Panthéon le 1er juillet 2018.
Encore un concert de qualité à Domitys Ker Madiou où le bar a pris des airs de cabaret. Dimitri Aubry, chanteur lyrique baryton et de variétés, saxophoniste, chef d’orchestre et ses parents, chargés de l’intendance et de la technique, nous sont venus de Vertou (Loire-Atlantique). Ils ont présenté « Chapeau, l’artiste ! », un savant mélange entre art lyrique et music-hall. Fond de scène, changements de costume fréquents, éclairage aux couleurs variées, sono professionnelle, rythme soutenu, tout y était.
DES ÉCOLIERS AUX PERSONNES ÂGÉES Dimitri Aubry a été animateur à la radio France Bleue Loire Océan et animateur et comédien à la télévision avec plusieurs partenariats, dont Réservoir Prod et Jean-Luc Delarue. Actuellement intermittent du spectacle au sein de l’Association « Les Étoiles Lyriques », Dimitri Aubry se produit depuis plus de quinze ans dans toute la France. Il assure 170 à 200 shows par an, en solo ou en meneur de revue, dans des théâtres, salles des fêtes, casinos, hôpitaux, ehpads, résidences pour seniors, écoles, etc.DE L’OPÉRA À LA CHANSONNETTE Cet après-midi, l’extrême diversité de son répertoire a été surprenante. On a eu droit, tant à la voix qu’au saxophone, à du moderne et à du classique et même à de l’opéra et de l’opérette. Le tout avec talent, voire virtuosité. Sur plusieurs chansons, quelques personnes du public ont dansé. French cancan endiablé, par deux hommes de l’équipe de Domitys, salués par l’artiste qui a cru déceler (humour) dans leur style une pointe de danse bretonne. Programme non figé : à la demande de spectateurs, Dimitri Aubry, après recherche dans sa base de données musicales pour les accompagnements, a joué « Petite Fleur », de Sydney Bechet et chanté « La java de Broadway ». La représentation avait commencé en retard mais au final cela valait le coup d’attendre, selon une résidente. Chapeau, l’artiste !
Lors d’une conférence à Domitys Ker Madiou, Armande Meunier et Stéphane Buard, infirmiers à la CDOT (► Coordination des Dons d’Organes et de Tissus) de l’hôpital de Morlaix, ont expliqué en quoi consiste leur travail et plus généralement ont dévoilé tout ce qu’on aurait voulu savoir sur le don d’organes sans jamais avoir osé le demander. Le sujet, lié à celui de la mort, est en effet encore un peu tabou, même si on en parle davantage qu’autrefois. Les intervenants ont affirmé d’emblée ne pas être venus en « recruteurs » de donneurs d’organes et ont déclaré ne porter aucun jugement sur les opinions des uns et des autres.
QUELQUES CHIFFRES Depuis la loi du 22 décembre 1976 (loi Caillavet), chacun est présumé donneur, sauf en cas de refus exprimé de son vivant. Cela peut se faire en s’inscrivant sur le ► registre national du refus (possible dès l’âge de 13 ans), en le disant au médecin traitant, appelé systématiquement par la coordination des dons, en le mentionnant dans le dossier médical partagé et en le disant partout autour de vous. En France, on compte 36,4 % de refus, le taux le plus bas est en Bretagne (21,3 %) et le plus haut en Ile-de-France (53,5 %). L’âge moyen en France des donneurs décédés prélevés est de 58 ans, un chiffre stable depuis 10 ans. Plus de 22 000 patients sont inscrits sur la liste nationale d’attente de greffe. En 2024, 852 patients en attente de greffe sont morts.
À L’HÔPITAL DE MORLAIX Le Centre hospitalier des Pays de Morlaix n’est un centre de prélèvements que depuis 2010. Il est agréé pour le prélèvement des organes, mais pour les tissus, seulement de la cornée et depuis 2023 des valves du cœur et des vaisseaux. Des travaux dans la salle et l’ajustement des compétences ainsi qu’une demande d’autorisation par l’Agence Régionale de Santé sont en cours pour les autres tissus. Les demandes d’autorisation par L’ARS doivent être renouvelées tous les cinq ans.
IDÉES REÇUES Ont été détaillées les réponses à dix questions que l’on se pose. Un excellent résumé en est fait dans un trousseau de cartes largement diffusé et offert. Il est là-dessous :
UN FILM PARLANT Pour terminer la séance, les deux conférenciers avaient prévu de nous diffuser « Comment j’ai sauvé des vies », un court-métrage dur et émouvant de sensibilisation au don d’organes. Ils y ont renoncé préférant conseiller à ceux qui ne craignent pas de le regarder de le rechercher sur youtube. Pas la peine : il est là-dessous :
Vers le XIe siècle après Jésus-Christ apparait une légende qui se développe particulièrement dans les régions franco-allemandes, les pays nordiques et de l’Est. Elle concerne trois « innocents » protégés par saint Nicolas qu’un malentendu littéraire a transformés en trois enfants.
UNE HISTOIRE SALÉE L’hiver approchant, ces trois enfants, partis glâner dans les champs se perdent. Attirés par une lumière venant d’une maison, ils frappent à la porte. L’homme leur ouvre. C’est Pierre Lenoir (Peter Schwartz dans la culture germanique), un boucher qui accepte de les accueillir pour la nuit et qui les tue après leur entrée. Il les coupe en menus morceaux pour en faire un petit salé et les met dans un saloir. Saint Nicolas, chevauchant son âne, passe par là. Il frappe à la porte. L’homme, n’osant pas rejeter l’évêque, le convie à dîner. Son invité lui demande du petit salé. Le boucher comprend qu’il est démasqué et avoue tout.
NAISSANCE DU PÈRE FOUETTARD Le saint homme étend alors trois doigts au-dessus du tonneau, reconstituant et ressuscitant les trois enfants. Il enchaine le boucher à son âne pour le punir. Celui-ci devient le père Fouettard dont le rôle sera de réprimander les enfants désobéissants, violents et irascibles. Vêtu de noir, cagoulé, portant barbe noire, il est tout l’opposé de saint Nicolas, visage ouvert, portant barbe blanche, habillé des vêtements colorés des évêques et tenant, pour l’iconographie, une crosse, dorée à l’origine, puis rouge et blanche, ce qui le rapproche du père Noël actuel.
LA TRADITION CONTINUE La fête de Saint-Nicolas se pratique encore aujourd’hui dans l’Est et dans plusieurs pays d’Europe. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, saint Nicolas passe dans les maisons pour apporter des friandises aux enfants sages : des fruits secs, des chocolats, des gâteaux et de fameux grands pains d’épices façonnés à son image, dont les papilles des exilés se souviennent à vie. Il est accompagné du père Fouettard, chargé de punir les enfants qui n’ont pas été sages. Dans la foulée, le 6 décembre des défilés populaires sillonnent les rues avec distribution de bonbons aux enfants, défilés parfois assortis de chars, souvent suivis d’un feu d’artifice.
MUTATION EN PÈRE NOËL Dans les pays autres que ceux cités plus haut on fête le père Noël à la date de la naissance de Jésus-Christ, inconnue mais fixée au 25 décembre dans le calendrier grégorien, à la fin du XVIe siècle. Personnage légendaire, le père Noël serait né de la transformation du personnage de saint Nicolas. Bien qu’il en conserve des éléments, comme sa générosité et son esprit de don, son caractère religieux s’est estompé et il est devenu un emblème du consumérisme dans de nombreux endroits.
Raconté par Catherine Caroff
Vidéo, 2 mn 2 s. « Ils étaient trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs… ». Source : ► https://youtu.be/4iRwNQYnE90
Dominique Brune(ℹ)Nom de scène. Le vrai nom est tenu secret. a donné un concert au bar de Domitys Ker Madiou, à Morlaix. Le choix des chansons a été fait avec la directrice de la résidence, Florence Marc.
DU VÉCU EN DIRECT L’artiste donne beaucoup à son public, au milieu duquel il n’hésite pas à se déplacer, mettant en péril les mises au point automatiques des appareils de prises de vues. Sa voix, puissante, au registre étendu, bénéficie d’une « signature vocale », comme ils disent dans l’émission The Voice : on la reconnait le dos tourné. Joignant les gestes aux paroles, Dominique Brune vit la chanson comme un comédien vit la scène.
SPÉCIALISÉ JACQUES BREL Dominique a obtenu le concours de Jean Corty, l’ancien accordéoniste de Jacques Brel, pour son spectacle sur le chanteur franco-belge. Il a en commun avec le grand Jacques la peur de rentrer sur scène et la qualité de l’interprétation. Aujourd’hui il nous a régalé de « Bruxelles » (C’était au temps où Bruxelles rêvait), de « Les Bourgeois » (Les bourgeois, c´est comme les cochons) et de « Vesoul » (Tu voulais voir Paris et on a vu Paris).
DU LENORMAN, DU PIAF, DU SARDOU, ETC « La ballade des gens heureux », de Gérard Lenorman, paroles Pierre Delanoë, a mis d’emblée une bonne ambiance. À la fin de « Non, je ne regrette rien », musique Charles Dumont, paroles Michel Vaucaire pour Édith Piaf, Dominique Brune a envoyé une note aiguë longue, soutenue et inattendue dans une voix de basse et médium naturelle (… car mes joies, aujourd’hui, ça commence avec toi). Pour répondre à la demande d’une résidente, supportrice de Michel Sardou, Dominique Brune a propagé avec tendresse « La maladie d’amour », écrite par Yves Dessca et composée par Jacques Revaux.
DU JOHNNY EN APOTHÉOSE « Allumer le feu », paroles Zazie, musique Pascal Obispo et Pierre Jaconelli, a constitué le bouquet final de ce feu d’artifice musical. Pour chanter cette chanson après Johnny Hallyday, il faut avoir du coffre et de l’énergie. Au terme de ce concert de près d’une heure et demie, Dominique Brune, en avait encore suffisamment sous la semelle pour grimper sur une table.
La conférence de Frédéric Mallégol à Domitys Ker Madiou, à Morlaix, a réveillé les souvenirs des résidents, venus nombreux. L’historien a raconté les années 80 en France de façon plaisante car agrémentée de nombreuses photos et vidéos diffusées sur le grand écran du salon. Sur le plan politique et économique, l’émouvante chanson de Pierre Bachelet « Les corons » constatait la fin des mines de charbon. On a revu les « années Mitterrand », en long, en large et en leurs travers. Après les réformes jubilatoires du début, en 1981, la fin de la récréation a été sifflée en 1983. Bonjour la rigueur ! Sur le plan culturel et sociologique, ont été évoquées la naissan-ce de la fête de la musique, les radios libres, la libération de la femme. La télé ne comptait que deux chaines publiques avant l’arrivée de Canal +, première chaine privée, en 1984. Des émissions restent dans nos mémoires, comme « L’École des fans » de Jacques Martin, dont nous est montrée une séquence irrésistible, « Champs-Élysées » de Michel Drucker, « Droit de réponse », de Michel Polac. Sans oublier des feuilletons très regardés comme « La croisière s’amuse », « Dallas » ou « Arnold et Willie ». Alors que la musique n’est conservée que sur des sup-ports matériels, des artistes comptabilisent des records de vente, comme Michel Sardou pour « Les lacs du Connemara », dont on entend un large extrait.
Les photos 17 à 24 sont en 3D. Elles se regardent avec des lunettes anaglyphes (verre œil gauche rouge, verre œil droit cyan). Meilleur effet relief avec une acuité visuelle en bon état pour les deux yeux. Gardez sur le nez vos lunettes correctives.
La Maison du Peuple de Morlaix a été inaugurée en avril 1925. Elle est une des deux dernières de Bretagne avec celle de Saint-Malo. Son centenaire a été célébré ce samedi 19 avril 2025.
LE MINI-CONCERT. La chose s’est déroulée sur le modèle de la Journée du Patrimoine annuelle : expositions et concert. Le Théâtre de la Corniche s’est une nouvelle fois acquitté de ce dernier. C’est la quatrième prestation de cette brillante troupe morlaisienne à laquelle j’assiste. Outre son fondateur, Claude Bonnard(ℹ) J’ai interviewé Claude Bonnard pour Le Télégramme en 1971, alors qu’il était directeur de la Maison des jeunes (MJC) de Morlaix., elle était cette fois composée de trois autres artistes que je ne connaissais pas : Antoine Asnar, Eva Hella Langlois, Olivier Cloarec, tous très talentueux. Au programme, des chansons tristes et des chansons rigolotes pour retracer de façon non exaustive un siècle d’histoire sociale dans notre pays. J’ai aimé la vivacité et la gestuelle d’Eva.
LES DEUX EXPOS. Dans une des nombreuses salles des nombreux étages des nombreux bâtiments de la vénérable Maison pour Tous de Morlaix deux expositions s’offraient à la vue des visiteurs. Sous forme de panneaux issus d’un gros travail de documentation et de mise en page, elles retraçaient l’une les 100 ans d’histoire de l’établissement, l’autre la vie d’Yves Guyader, ouvrier tonnelier et pionnier du mouvement ouvrier morlaisien à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.
OÙ JE PRENDS DE L’ÂGE. Deux éléments me rappellent que je ne suis pas né de la dernière pluie bretonne : le souvenir de ma première rencontre avec Claude Bonnard, il y a près de 55 ans et le fait que je ne reconnaisse plus grand monde dans l’assistance aujourd’hui. À part bien sûr mes deux anciens collègues du quotidien régional « Le Télégramme », Alain et Anne-Marie Quesseveur, respectivement secrétaire et archiviste du Comité de la Maison pour Tous.
LES EXTRAITS DE CHANSONS DANS LA VIDÉO
LES SARDINES.– Année : 1963. Paroles et musique : Pierre Louki (1920-2006). Gens de Pantin ou bien gens de Puteaux…
LA CRISE EST FINIE.– Année : 1934. Auteurs : Lenoir / Colpe / Waxman. On dit partout : Ça ne va pas/La crise par-ci, la crise par-là…
AU DEVANT DE LA VIE.– Année : 1936. Paroles : Jeanne Perret. Musique : Dimitri Chostakovitch. Chant de lutte des Auberges de Jeunesse né avec le Front Populaire. Ma blonde, entends-tu dans la ville/Siffler les fabriques et les trains ?…
A GALOPAR.– Poème de Rafael Albertí (1902-1999), devenu l’hymne des Républicains espagnols après sa mise en musique par Paco Ibanez. Las tierras, las tierras, las tierras de España…
COMPLAINTE DU PARTISAN.– Londres, 1943. Anna Marly (Anna Betoulinski) et Emmanuel d’Astier de La Vigerie. Un vieil homme dans un grenier/Pour un jour nous a cachés…
MAI 68.– Paroles et musique : Jean-Michel Caradec (1946, Morlaix – 1981, Rambouillet). Peintres évoqués : Julio (le Parc, expulsé), Pablo (Picasso). La branche a cru dompter ses feuilles/Mais l’arbre éclate de colère…
CHÔMAGE AU FOND DE LA VALLÉE.– Parodie (1994) d’après “Les trois cloches”. Auteurs : Jean Villard, Chanson plus bifluorée. À l’atelier on l’admire/On assure son avenir/À la prison de Fleury…
PREMIER MAI.– Paroles : Gaston Couté (1880-1911). Musique : sur l’air du « Temps des cerises » de Jean-Baptiste Clément. C’est le Premier Mai. Debout, camarades !/Pour les travailleurs, pour les ouvriers…
La commémoration de la libération de Plouigneau a été exceptionnelle, en présence des familles de trois tankistes américains tués en août 1944. Des hommages ont été rendus au 15th Cavalry Group Mechanized et à son commandant. Plusieurs cérémonies ont eu lieu, incluant un dépôt de gerbes et des chants patriotiques. Des vétérans ont été honorés avec des médailles et des diplômes. Des concerts de rock et de country ont également eu lieu au camp américain.
La commémoration sur deux jours de la libération de Plouigneau (Finistère nord) a aussi été exceptionnelle cette année par la présence des familles de George Palmateer, Ira Hamden et Lloyd Wade Stewart, trois tankistes américains tués lors des combats du 9 août 1944.
DEVANT LA STÈLE. Dimanche matin, place aux cérémonies officielles. Un hommage a d’abord été rendu au « 15th Cavalry Group Mechanized », à l’entrée du bourg, devant la stèle dédiée à son commandant, le lieutenant Robert Hamsley (devenu ensuite colonel), décédé le 11 avril 2018, à Lawrenceburg dans le Tenessee, à l’âge de 98 ans. Pour libérer plusieurs communes du nord de la Bretagne, Robert Hamsley avait désobéi à sa hiérarchie, qui lui enjoignait de rejoindre Saint-Brieuc au plus vite. Le « 15th Cavalry Group Mechanized » faisait partie de la Task Force A, dépendant de la 3e armée Patton. Après la relation des faits survenus à Plouigneau par Daniel Picart, l’un des organisateurs de « Une journée en enfer », Jérémy Meuro, le maire de Plélo (Côtes-d’Armor), autre commune libérée par la colonne Hamsley, a pris la parole, avant de la céder à Joëlle Huon, maire de Plouigneau, les deux édiles jouant chacun pour l’autre le rôle de pied de micro. Dépôt de gerbes, sonneries, émotion des familles américaines lors de la diffusion de leur hymne national, puis on s’est dirigé au son du biniou vers le monument aux morts, au centre du bourg, pour un hommage à tous les combattants.
AU MONUMENT AUX MORTS. La présence imprévue d’Henri Venner, 102 ans, bon pied bon œil, a ravi les organisateurs qui l’ont associé à la cérémonie en l’invitant à accompagner Joëlle Huon, maire de Plouigneau, pour son dépôt de gerbe. Originaire du Finistère, Henri Venner était parti de Saint-Brieuc en 1942 pour rejoindre Londres. Il est un des derniers membres des Forces Françaises Libres (FFL). La chorale locale « Cantarelle » a chanté « La Marseillaise », le « Chant des Partisans » et l’enjouée « Fleur de Paris » dont le début a été perturbé par les cloches de l’église sonnant midi.
À L’ÉCOMUSÉE. Après un lâcher de pigeons, il était temps de se diriger vers l’écomusée pour le pot de l’amitié et la remise, par les maires des deux communes libérées, des médailles, des diplômes et des ardoises pour honorer les vétérans disparus. L’après-midi, je suis retourné au camp américain pour assister à une partie du concert de musique rock et country par « Danny Fletsher & Co » et au battage à l’ancienne par les « Amis de l’écomusée ». La moto à chenilles clôt la vidéo.
La commémoration de la libération de Plouigneau a pris un tour exceptionnel avec l’événement « Une journée en enfer » sur deux jours. Un convoi militaire s’est déplacé avec des véhicules d’époque. Une exposition et des démonstrations ont été organisées par des associations de collectionneurs.
La commémoration de la difficile libération de Plouigneau, près de Morlaix (Finistère nord), a pris un tour exceptionnel cette année. La manifestation intitulée « Une journée en enfer » s’est déroulée sur deux jours, le samedi 29 et le dimanche 30 juillet 2023. Le camp militaire américain a été reconstitué avec précision sur le pré où il s’était installé, le 8 août 1944, avant que l’arrivée d’une colonne allemande ne déclenche la sanglante bataille du 9 août. Samedi à 10 h, un convoi militaire d’une quinzaine de véhicules d’époque est parti du camp pour rejoindre Morlaix, où il a créé la surprise des passants en ce jour de marché. Il a ensuite rejoint le camp en passant par diverses communes environnantes. L’après-midi, j’ai visité l’exposition à l’entrée du camp. Un peu à l’étroit dans son barnum, vu le nombre d’objets présentés et le nombre de visiteurs, elle a laissé de la place à quelques sièges pour voir en continu la vidéo de membres du Conseil Municipal des Jeunes, qui ont interrogé des témoins des événements. À l’intérieur du camp, l’association morlaisienne « Calandre et Torpédo », dont mes lecteurs savent que je suis fan, montrait quelques voitures anciennes d’avant 1945. Derrière son stand, Maud Le Coic, incollable sur le rationnement, évoquait les 100 g de riz autorisés par mois et le café à la chicorée. Deux associations de collectionneurs, « MVCG Bretagne » et « Bretagne 39-45 », ont mis à disposition leurs véhicules et maté-riels, proposant des démonstrations et animations autour de la reconstitution du camp.