Conférence à Domitys sur l’école primaire d’autrefois.
L
‘évocation de cette école a réveillé les souvenirs de ceux qui l’ont connue. Bien différente de l’actuelle avec sa discipline toute militaire, ses sévices corporels, une éducation genrée pour les garçons et les filles. Et l’entretien de la classe, le remplissage du poêle qui feraient crier à l’esclavage de nos jours…
enue des Philippines, installée à Plougastel-Daoulas depuis une douzaine d’années, Rejoyce a livré un concert au contenu plus international que d’habitude à Ker Madiou. Il y a eu presqu’autant de chansons en anglais qu’en français et même dans la version de « Je l’aime à mourir », par Shakira une moitié d’espagnol, une moitié de français. On a entendu « My Way » (i)My Way, chantée par Frank Sinatra, est l’adaptation en anglais de “Comme d’habitude”, de Claude François (écrite par Claude François, Jacques Revaux et Gilles Thibaut). Les paroles anglaises de “My Way” écrites par Paul Anka ne sont pas une traduction littérale du texte français, mais elles gardent la même idée d’un bilan de vie., exemple rare d’une chanson française devenue internationale après sa transposition en anglais. Dotée d’un timbre de voix exceptionnel, marqué par un léger accent anglophone, Rejoyce est aussi à l’aise dans la chanson française. Belles interprétations de standards de Dalida, Piaf, Céline Dion, Daniel Guichard, etc.
LES EXTRAITS DANS LA VIDÉO
(WHERE DO I BEGIN) LOVE STORY.– Shirley Bassey. Where do I begin To tell the story. HISTOIRE D’UN AMOUR.– Dalida. Mon histoire, c’est l’histoire d’un amour. THE WAY WE WERE.– Barbra Streisand. Mem’ries, Light the corners of my mind. NON, JE NE REGRETTE RIEN.– Édith Piaf. Non, rien de rien Non, je ne regrette rien. S’IL SUFFISAIT D’AIMER.– Céline Dion. Je rêve son visage, je décline son corps. TOUS LES GARÇONS ET LES FILLES.– Françoise Hardy. Tous les garçons et les filles de mon âge. NEW YORK, NEW YORK.– Frank Sinatra. Start spreadin’ the news, I’m leavin’ today. FERNANDO.– Abba. Now we’re old and grey Fernando. LA PLUS BELLE POUR ALLER DANSER.– Sylvie Vartan. Ce soir, je serai la plus belle pour aller danser. MON VIEUX.– Daniel Guichard. Dans son vieux par-dessus râpé Il s’en allait l’hiver, l’été. HYMNE À L’AMOUR.– Édith Piaf. Le ciel bleu, sur nous peut s’effondrer. POUR UN FLIRT.– Michel Delpech. Pour un flirt avec toi Je ferais n’importe quoi. MY WAY.– Frank Sinatra. For what is a man, what has he got ? IMAGINE.– John Lennon. Imagine there’s no heaven, It’s easy if you try. MON MEC À MOI.– Patricia Kaas. Mon mec à moi il me parle d’aventures.. QUE SERA, SERA.– Doris Day. Now I have children of my own. DON’T CRY FOR ME ARGENTINA.– Madonna. Don’t cry for me Argentina The truth is…. JE L’AIME À MOURIR.– Shakira. Yo que hasta ayer solo fui un holgazan. HALLELUJAH.– Jeff Buckley. I heard there was a secret chord That David played and it pleased the Lord. LAISSEZ-MOI DANSER.– Dalida. Laissez-moi danser, laissez-moi. LE TEMPS DES FLEURS.– Dalida. Dans une taverne du vieux Londres Où se retrouvaient des étrangers. CAN’T HELP FALLING IN LOVE.– Elvis Presley. Like a river flows Surely to the sea.
es « expressions », nombreuses dans notre belle langue française, nous servent à communiquer, à transmettre une pensée ou un sentiment. Quelquefois colorées, imagées, parfois mystérieuses, elles sont présentes dans la vie de tous les jours, racontant une histoire à chaque mot. Utilisées pour simplifier ou renforcer un propos, souligner une idée ou faire sourire, ce sont des images vivantes qui parlent d’elles-mêmes. Trente photographes amateurs et amatrices du
vous proposent de vous amuser à rechercher et retrouver l’expression imagée par chaque cliché.
REMERCIEMENT
Par Josette, résidente.–« Les deux pieds dans le même sabot » et « Le cul entre deux chaises »… je sais, c’est un peu vulgaire quand même !… Pourtant ces « expressions françaises » font partie du dilemme que nous avons eu à déchiffrer devant 35 photos exposées bien alignées sur toute la traversée de notre résidence, de l’accueil au resto, depuis plus d’un mois.
De magnifiques images où, devant chacune, nous avons essayé de deviner ce qu’elles représentaient. « On en a vu de toutes les couleurs » et nous étions souvent « à côté de la plaque ».
Ce ne fut qu’ayant en mains le listing de toutes ces photos, qui « nous ont donné du fil à retordre », que nous avons pu résoudre, avec beaucoup de joie, toutes ces expressions bien connues de nous tous.
Bravo à ceux qui ont produit ces belles photos. Elles nous ont apporté beaucoup de joyeux moments.
Je crois qu’il est temps de « filer à l’anglaise »…
MODE D’EMPLOI DU QUIZ
Répondez à toutes les questions du quiz puis, sous la dernière, cliquez sur Envoyer. Toutes les photos disparaissent. Pas de panique ! Cliquez sur ► Retour au début du Quiz et cliquez sur Afficher les résultats. Les résultats s’ouvrent dans un nouvel onglet ou une nouvelle fenêtre, selon vos réglages. Le nombre total de vos points s’affiche en haut à droite. Sous chaque photo s’affiche votre réponse et le commentaire sur votre réponse (Bravo… ou Faux…). Revenez sur l’onglet ou la fenêtre de l’article du blog. Si vous souhaitez récupérer le quiz, cliquez sur Envoyer une autre réponse, même si vous ne voulez pas le refaire. À tout moment, pour effacer toutes vos réponses cliquez, sous la dernière photo, sur Effacer le formulaire. Amusez-vous !
as besoin de décor, de sono, d’éclairage. Sa voix, sa guitare et un bon public qui l’accompagne parfois spontanément, c’est tout ce qu’il faut à Matthieu Le Donge pour assurer le concert. Comme dans les soirées au bivouac. Une belle voix, chaude et puissante. Une nouvelle guitare, étrennée aujourd’hui à Ker Madiou, mélodieuse et sonore, parfaitement domestiquée. Chanteur, auteur, compositeur breton professionnel depuis 2016, Matthieu Le Donge interprète de la pop-rock française, du Hallyday, du Graeme Allwright, du Sardou, de l’Aznavour, du Cabrel et, Breton qui s’en dédie, du Servat. Quatre de ses propres chansons étaient au programme, révélatrices de son humour et de sa sensibilité.
LES EXTRAITS DANS LA VIDÉO
LA MALADIE D’AMOUR.– Michel Sardou. Elle court, elle court La maladie d’amour. DIX ANS PLUS TÔT.– Michel Sardou. Dix ans plus tôt, déjà dix ans. LA FILLE DU NORD.– Hugues Aufray. Si tu passes là-bas vers le Nord. LE PÉNITENCIER.– Johnny Hallyday. Oh, mères, écoutez-moi Ne laissez jamais vos garçons. L’ODYSSÉE D’UN ZYTHOPHILE.– Matthieu Le Donge. Enfin bref, enfin bref Merci Coreff. LA BLANCHE HERMINE.– Gilles Servat. La voilà, la blanche hermine Vive la mouette et l’ajonc. SANTIANO.– Hugues Aufray. C’est un fameux trois-mâts, fin comme un oiseau. IL FAUT QUE JE M’EN AILLE.– Graeme Allwright. Le temps est loin de nos vingt ans. CHARLOTTE.– Matthieu Le Donge. Où vas-tu, mon pote ? Je vais chez Charlotte. LES MURS DE POUSSIÈRE.– Francis Cabrel. Il rêvait d’une ville étrangère. TES TENDRES ANNÉES.– Johnny Hallyday. Tu me dis que tu l’aimes Je sais, tu dis vrai. TOUT CE QUI BRILLE.– Matthieu Le Donge. Tout ce qui brille n’est pas d’or. EMMENEZ-MOI.– Charles Aznavour. Emmenez-moi au bout de la terre. ICI.– Matthieu Le Donge. Il y a tout ce qu’il me faut Ici.
ous lui racontez votre vie. Elle en fait un livre, avec votre complicité tout au long du processus de création. Anne Costaz nous a présenté, à Domitys Ker Madiou, son métier de biographe familiale.
VOTRE VIE À LIVRE OUVERT Comme les écrivains publics d’autrefois, la biographe familiale va vous aider à écrire, non cette fois-ci vos courriers privés ou administratifs mais votre vie dans un livre pour laisser votre trace dans la mémoire de votre famille et de vos relations. Elle encadrera votre récit de vie par l’évocation de vos ancêtres et de vos descendants, le contextualisera dans l’Histoire, relatera les événements marquants de votre existence et comment vous les avez vécus. Avec comme contrainte dans le cahier des charges que votre biographie soit vivante et agréable à lire.
CRÉATION ET ÉDITION Après avoir listé les événements et les illustrations que vous voulez inclure, on commence par dix heures d’entretien en cinq fois deux heures. Tout est enregistré pour conserver votre ton et vos expressions. Vient le travail d’écriture et de correction par Anne Costaz. Il dure environ trois mois mais votre validation vous est demandée après la rédaction du prologue ou du premier chapitre. L’ultime entretien concerne les photos dont on rédige ensemble les légendes. La biographe vous donne le texte dactylographié final. Vous avez la main pour le corriger. Le ou la graphiste envoie par mail à Anne Costaz, qui vous la transmet pour accord, la maquette de sa mise en page. L’imprimeur fera le reste.
COMBIEN ÇA COÛTE ? Entre cinq et vingt exemplaires sont en général publiés, mais on peut en demander davantage, en fonction de ses finances. Pour vingt exemplaires on arrive à un maximum d’un peu moins de 4 500 euros qui se répartissent ainsi : 3 500 euros à la biographe, entre 500 et 600 euros à la graphiste, 300 € à l’imprimeur. Pas de quoi inonder les librairies mais la quantité peut suffire à approvisionner votre cercle familial et amical.
lle nous vient de Gouenach, près de Quimper où, quand elle ne chante pas, elle milite activement pour la protection des animaux. Se produisant dans toute la Bretagne, Cynthia Malaviale est équipée d’une voix grave, chaude, assurée, solide, apaisante, très agréable à l’oreille, une voix à l’aise dans la variété, le rock/blues, le rétro, merveilleuse dans le jazz. Dans tous les genres de chanson, son phrasé est fluide, sa diction impeccable. Elle donne une impression de facilité, celle que l’on obtient quand on a beaucoup travaillé. Excellente technicienne, Cynthia Malaviale est aussi une talentueuse interprète, sachant transmettre tour à tour l’émotion, la mélancolie, la gaieté, la fantaisie des chansons. Et à la fin du concert à Domitys Ker Madiou, tout le monde a levé les mains en l’air, comme le demandait « Magic in the air », la chanson de Magic System.
LES EXTRAITS DANS LA VIDÉO
JE N’AURAI PAS LE TEMPS.– Michel Fugain. Même en volant Je n’aurai pas le temps. JE NE VEUX PAS TRAVAILLER.– Pink Martini. Je ne veux pas travailler Je ne veux…. UN HOMME DEBOUT.– Claudio Capéo. Il fut un temps où j’étais comme vous. FOR ME FORMIDABLE.– Charles Aznavour. You are the one for me, for me…. PADAM PADAM.– Édith Piaf. Cet air qui m’obsède jour et nuit. LA GOFFA LOLITA.– La Petite Culotte. C’était Loli, c’était Lolo, c’était Lola. MA FILLE.– Serge Reggiani. Ma fille, mon enfant Je vois venir le temps. C’EST SI BON.– Yves MontandC’est si bon De partir n’importe où. HISTOIRE D’UN AMOUR.– Gloria Lasso. Mon histoire C′est l’histoire d′un amour. LA BALLADE DES GENS HEUREUX.– Gérard Lenorman. Notre vieille Terre est une…. AMSTRONG.– Claude Nougaro. Armstrong, un jour, tôt ou tard On n’est que des os. BAMBINO.– Dalida. Tu ne dors plus Tu n’es que l’ombre de toi-même. À PRÉSENT TU PEUX T’EN ALLER.– Richard Anthony. Si seulement tu m’avais dit…. SI J’AVAIS UN MARTEAU.– Claude François. Je cognerais le jour Je cognerais la nuit. LA BALLADE NORD-IRLANDAISE.– Renaud. Je voulais planter un oranger Là où…. POUR LE PLAISIR.– Herbert Léonard. Sans en attendre rien Mais pour le plaisir. FAIRE UN PONT.– Dick Rivers. De ton visage à mon village Y a cette rivière…. COULEUR CAFÉ.– Serge Gainsbourg. J’aime ta couleur café, tes cheveux café. BÉLINDA.– Claude François. Elle a les yeux bleus Bélinda. ITSI ITSI PETIT BIKINI.– Dalida. Elle craignait de quitter sa cabine. EMMENEZ-MOI.– Charles Aznavour. Emmenez-moi au bout de la terre. MAGIC IN THE AIR.– Magic System. Allez, allez, allez Levez les mains en l’air.
urprenant couple d’artistes dégageant un charme volontairement suranné, cet après-midi à Domitys. Avec leurs orgues de barbarie et de menus accessoires, Rozanny et son complice anonyme ont présenté un spectacle de music-hall à l’ancienne chargé d’humour et d’émotion, alternant chansons, monologue, jeu de lettres, compétition de pouet-pouet et même magie. Avec une bonne dose d’inventivité. Pour « La complainte du phoque en Alaska », un petit phoque de trois semaines, bien vivant mais craquant comme une peluche, a été présenté au public. Bibi s’est échoué dans la rivière de Penzé, il y a une quinzaine de jours. Le duo, en tournée tout près, l’a recueilli. Il va être transporté à Océanopolis, à Brest. La chanson « Kenavo (au revoir en breton), de Gérard Jaffrès, termine souvent les concerts en Bretagne. Ici, on a conservé la musique et le refrain mais on a changé les autres paroles en les mettant à la sauce orgue de barbarie et à la sauce vieilles chansons.
LES EXTRAITS DANS LA VIDÉO
C’EST MAGNIFIQUE.– Luis Mariano. Sous ce climat, Les baisers sont comm’ ça !…. LA JAVA BLEUE.– Fréhel. C’est la java bleue La java la plus belle…. COMME DE BIEN ENTENDU.– Arletty et Michel Simon. Voici, contée sur une valse musette…. MON AMANT DE SAINT-JEAN.– Lucienne Delyle. Je ne sais pourquoi j’allais danser…. EVA DIPLÔMÉE.– Eva reçoit le diplôme de l’Ordre des tourneurs de manivelle. POUET ! POUET !.– Bourvil. Je lui fais, « Pouet-pouet »… CONCOURS DE POUET-POUET.– Les deux équipes engagées terminent ex-aequo. LA COMPLAINTE DE LA BUTTE.– Cora Vaucaire, paroles de Jean Renoir pour son film “French Cancan”. La lune trop blême pose un diadème sur tes cheveux roux… PIGALLE.– Georges Ulmer. Il y avait une rue C´est une place C´est même tout un quartier… À LA SAINT-MÉDARD.– Les Frères Jacques. À la Saint-Médard mon Dieu qu’il a plu… EMMENEZ-MOI.– Charles Aznavour. Emmenez-moi au bout de la terre… LA PLUPART DU TEMPS.– Robert Lamoureux. La plupart du temps, quand on aime et qu’on a 60 ans… L’ALPHABET.– Auteur non renseigné. La vie d’un citoyen est pleine d’alé A… MISTRAL GAGNANT.– Renaud. À m’asseoir sur un banc, cinq minutes, avec toi LA COMPLAINTE DU PHOQUE EN ALASKA.– Michel Rivard. Un jeune phoque est présenté au public. Dans un cirque aux États-Unis Le phoque est tout seul… LES CHAMPS-ÉLYSÉES.– Joe Dassin. Aux Champs-Élysées Au soleil, sous la pluie… SIFFLER SUR LA COLLINE.– Joe Dassin. Elle m’a dit d’aller siffler là-haut sur la colline… L’AÏEUL.– Jean-Roger Caussimon. Ma bru m’a conduit par la manche Jusqu’au petit banc… L’EAU VIVE.– Guy Béart. Comme les petits bateaux emportés par l’eau vive… LE PETIT CORDONNIER.– Francis Lemarque. Un petit cordonnier qui voulait aller danser… LE PETIT OISEAU DE TOUTES LES COULEURS.– Gilbert Bécaud. Ce matin je sors de chez moi Il m’attendait, il était là… LA BALLADE NORD-IRLANDAISE.– Renaud. Je voulais planter un oranger Là où la chanson n’en verra jamais… AU CAFÉ DU PORT.– Gérard Jaffrès. Je connais un endroit, sur la côte ensablée… LOGUIVY-DE-LA-MER.– François Budet. Loguivy-de-la mer, Loguivy-de-la mer Tu regardes mourir… TOUR DE MAGIE : ROZANNY DISPARAÎT.–Alors, c’est parti ! Et voilà !. JOLIE MÔME.– Léo Ferré. T’es toute nue sous ton pull Y a la rue qu’est maboule, jolie môme… LES COMÉDIENS.– Charles Aznavour. Les comédiens ont démonté leurs tréteaux… UNE SOURIS VERTE.– Anonyme. Je l’attrape par la queue Je la montre à ces messieurs… LA JEUNE FILLE DU MÉTRO.– Renaud. Sentant quelque chose qui la chatouille… C’EST BEAU LA VIE.– Jean Ferrat. Tout ce qui tremble et palpite, tout ce qui lutte et se bat… KENAVO.– D’après Gérard Jaffrès. Tourne la manivelle, défile le carton…
a chorale de l’ORPAM (Office des Retraités et des Personnes Agées de Morlaix) est douée en langues. Elle a chanté en créole, en ukrainien, en wolof, en français, en italien, en breton, en anglais, en arabe, en hébreu, en latin. Un éclectisme linguistique qui a désappointé certains auditeurs. Afin d’équilibrer les tessitures, la cheffe de chœur s’est munie d’un basson pour accompagner les deux seuls hommes du groupe. Et ne disposant pas de clochettes pour l’« Air des clochettes » de « La Flûte enchantée » de Mozart, elle les a remplacées par… de la flûte. On sait s’adapter à l’ORPAM.
rédéric Mallégol nous a raconté La Libération sans prendre de liberté avec la réalité mais comme toujours de façon plaisante. On a suivi la 2e DB du général Philippe Leclerc de la Normandie à l’Alsace en passant par Paris et la 1re armée du général Jean de Lattre de Tassigny du débarquement en Provence à la campagne Rhin et Danube.
NORMANDIE, BRETAGNE Après le 6 juin 1944, le Jour J, le D-Day, la reconquête de la Normandie a été difficile et meurtrière jusqu’à la percée d’Avranches, le 28 juillet 1944, qui ouvrait la voie vers le reste du pays, notamment vers la Bretagne. La progression des Américains a été rapide à l’intérieur de cette dernière mais catastrophique dans les villes portuaires, où les Allemands s’étaient réfugiés, comme Saint-Nazaire, Lorient, Brest (“dont il ne reste rien”, dit la chanson de Prévert) et même Saint-Malo.
PARIS C’est le colonel Rol Tanguy, originaire de Morlaix, qui dirige avec des gaullistes comme le futur général Jacques Chaban-Delmas l’insurrection parisienne. Celle-ci était vouée à l’échec sans l’arrivée de la 2e Division Blindée du général Leclerc. Liesse, défilé sur les Champs-Élysées, discours du général De Gaulle et anecdote salace sur ce qui fut trouvé dans le caniveau au lendemain de cette journée.
STRASBOURG, ENFIN ! « Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs flotteront à nouveau sur la Cathédrale de Strasbourg ! ». C’est, en 1941, le serment de Koufra, serment que tous ceux qui désormais se joindront à Leclerc se sentiront tenus d’accomplir. Il est exaucé le 23 novembre 1944. Il faudra attendre la capitulation de l’Allemagne pour que définitivement les dernières villes françaises deviennent libres notamment les poches de l’Atlantique comme Lorient, Saint-Nazaire ou Royan.
ENVERS DE LA MÉDAILLE Au chapitre des travers de la Libération ont été évoquées notamment les actions violentes déclenchées par les ressentiments des uns et des autres. Des Allemands d’abord : massacres du Vercors, de Tulle, d’Oradour-sur-Glane. Des Français ensuite : épuration sanglante, exécutions sommaires et femmes tondues.
CŒUR BERCÉ OU CŒUR BLESSÉ ? « Les sanglots longs des violons d’automne/Bercent mon cœur d’une langueur monotone ». Contrairement à la légende le message codé de Radio Londres n’était pas destiné à toute la Résistance française mais au seul réseau Ventriloquist, basé en Sologne, pour lui demander de déclencher le sabotage des voies ferrées situées en arrière des côtes, quelques heures avant le Débarquement. Les deux messages reçus par Ventriloquist diffèrent du texte de Verlaine, qui écrit « de l’automne » et « blessent » : Radio Londres aurait remplacé « blessent » par « bercent » sous l’influence de la version mise en musique et chantée par Charles Trenet en 1941.
imitri Aubry, bien connu à Ker Madiou, est venu cette fois avec Berthy, accordéonniste talentueux, pour une animation musicale destinée à faire danser les anciens. Il en est résulté un bal d’anthologie propre à faire retrouver leur bonne humeur aux ronchons.
La directrice et l’animatrice de la résidence n’ont pas ménagé leurs efforts pour motiver et accompagner les participants sur la piste prenant manifestement un réel plaisir à l’exercice. Dimitri a aussi dansé avec des résidentes quand il ne soufflait pas dans son saxophone. Bon pédagogue, il montrait d’abord les pas des différentes danses.
On a traversé à peu près toutes les époques : les années 60, les années guinguettes, les années charleston, les années disco. La plupart des styles de danse ont été joués : marches (Le petit chapeau tyrolyen, La Marche des accordéonnistes lyonnais), paso-doble (Morena de mi copla), valse (Les Fiancés d’Auvergne), java (La Java), tango (La Paloma), boléros (Petite Fleur, Besame Mucho), fox trot (C’est magnifique), madison, polka (Viens Poupoule), rock twisté (Belles ! Belles ! Belles !), disco (Alexandrie, Alexandra), slow (Pour un flirt), cha cha cha (Scandale dans la famille), sirtaki (Ilva Griego) etc.