• Saint Nicolas, le père Noël de l’Est

    Saint Nicolas, le père Fouettard et l’âne (► L’Est Républicain, édition Nancy)

    Vers le XIe siècle après Jésus-Christ apparait une légende qui se développe particulièrement dans les régions franco-allemandes, les pays nordiques et de l’Est. Elle concerne trois « innocents » proté­gés par saint Nicolas qu’un malentendu littéraire a transformés en trois enfants.

    UNE HISTOIRE SALÉE
    L’hiver approchant, ces trois enfants, partis glâner dans les champs se perdent. Attirés par une lumière venant d’une maison, ils frappent à la porte. L’homme leur ouvre. C’est Pierre Lenoir (Peter Schwartz dans la culture germanique), un boucher qui accepte de les accueillir pour la nuit et qui les tue après leur entrée. Il les coupe en menus morceaux pour en faire un petit salé et les met dans un saloir. Saint Nicolas, chevauchant son âne, passe par là. Il frappe à la porte. L’homme, n’osant pas rejeter l’évêque, le convie à dîner. Son invité lui demande du petit salé. Le boucher comprend qu’il est démasqué et avoue tout.

    NAISSANCE DU PÈRE FOUETTARD
    Le saint homme étend alors trois doigts au-dessus du tonneau, reconstituant et ressuscitant les trois enfants. Il enchaine le boucher à son âne pour le punir. Celui-ci devient le père Fouettard dont le rôle sera de réprimander les enfants désobéissants, violents et irascibles. Vêtu de noir, cagoulé, portant barbe noire, il est tout l’opposé de saint Nicolas, visage ouvert, portant barbe blanche, habillé des vêtements colorés des évêques et tenant, pour l’ico­no­graphie, une crosse, dorée à l’origine, puis rouge et blanche, ce qui le rapproche du père Noël actuel.

    LA TRADITION CONTINUE
    La fête de Saint-Nicolas se pratique encore aujourd’hui dans l’Est et dans plusieurs pays d’Europe. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, saint Nicolas passe dans les maisons pour apporter des friandises aux enfants sages : des fruits secs, des chocolats, des gâteaux et de fameux grands pains d’épices façonnés à son image, dont les papilles des exilés se souviennent à vie. Il est accompagné du père Fouettard, chargé de punir les enfants qui n’ont pas été sages. Dans la foulée, le 6 décembre des défilés populaires sillonnent les rues avec distribution de bonbons aux enfants, défilés parfois assor­tis de chars, souvent suivis d’un feu d’artifice.

    MUTATION EN PÈRE NOËL
    Dans les pays autres que ceux cités plus haut on fête le père Noël à la date de la naissance de Jésus-Christ, inconnue mais fixée au 25 décembre dans le calendrier grégorien, à la fin du XVIe siècle.
    Personnage légendaire, le père Noël serait né de la transformation du personnage de saint Nicolas. Bien qu’il en conserve des élé­ments, comme sa générosité et son esprit de don, son caractère religieux s’est estompé et il est devenu un emblème du consu­mé­risme dans de nombreux endroits.

    Raconté par Catherine Caroff

    Vidéo, 2 mn 2 s. « Ils étaient trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs… ». Source : ► https://youtu.be/4iRwNQYnE90

    26 vues

    Notifié sur facebook-jfsblogs, facebook-jfsaby, bluesky, flickr, instagram
    linkedin, medium, pinterest, threads, tumblr, X-jfsaby, X-Jfs29Jean, vivaldi

  • À Domitys Ker Madiou… comme en 40

    1/10. Exposition années 40. Dim 05.10.2025, 14h03m24. © Jeff Saby.

    Photo 1/10. © Jeff SABY. Prise de vue: Dimanche 5 octobre 2025, à 14 h 03. Appareil: Smartphone Xiaomi 15T. Objectif: Leica Vibrant ; focale: 53 mm (= 23 mm en 24×36). Exposition: Auto, 1/50e de s, ƒ/1.7, ISO 400. Flash: non

    Samedi et dimanche, en se promenant dans les couloirs ou en traversant le bar de Domitys Ker Madiou, à Morlaix, on se trouvait plongé dans les années 40. On croisait des militaires et des dames en tenue d’époque. Dans le salon une exposition riche en objets de ce temps-là avait pris la place du cinéma du dimanche.
    La chose a été concoctée avec Géraldine, du staff de la résiden-ce, par Aurélien, Franck et Maud, membres de diverses associations de passionnés d’histoire de cette période, mais venus ici , comme les autres participants, à titre personnel.

    21 vues

    Notifié sur facebook-jfsblogs, facebook-jfsaby, bluesky, flickr, instagram
    linkedin, medium, pinterest, threads, tumblr, X-jfsaby, X-Jfs29Jean, vivaldi

  • Concert. Dominique Brune, chanteur à voix et à gestes

    Dominique Brune(ℹ)Nom de scène. Le vrai nom est tenu secret. a donné un concert au bar de Domitys Ker Madiou, à Morlaix. Le choix des chansons a été fait avec la directrice de la résidence, Florence Marc.

    DU VÉCU EN DIRECT
    L’artiste donne beaucoup à son public, au milieu duquel il n’hésite pas à se déplacer, mettant en péril les mises au point automatiques des appareils de prises de vues. Sa voix, puissante, au registre étendu, bénéficie d’une « signature vocale », comme ils disent dans l’émission The Voice : on la reconnait le dos tourné. Joignant les gestes aux paroles, Dominique Brune vit la chanson comme un comédien vit la scène.

    SPÉCIALISÉ JACQUES BREL
    Dominique a obtenu le concours de Jean Corty, l’ancien accordéo­niste de Jacques Brel, pour son spectacle sur le chanteur franco-belge. Il a en commun avec le grand Jacques la peur de rentrer sur scène et la qualité de l’interprétation. Aujourd’hui il nous a régalé de « Bruxelles » (C’était au temps où Bruxelles rêvait), de « Les Bourgeois » (Les bourgeois, c´est comme les cochons) et de « Vesoul » (Tu voulais voir Paris et on a vu Paris).

    DU LENORMAN, DU PIAF, DU SARDOU, ETC
    « La ballade des gens heureux », de Gérard Lenorman, paroles Pierre Delanoë, a mis d’emblée une bonne ambiance. À la fin de « Non, je ne regrette rien », musique Charles Dumont, paroles Michel Vaucaire pour Édith Piaf, Dominique Brune a envoyé une note aiguë longue, soutenue et inattendue dans une voix de basse et médium naturelle (… car mes joies, aujourd’hui, ça commence avec toi). Pour répondre à la demande d’une résidente, supportrice de Michel Sardou, Dominique Brune a propagé avec tendresse « La maladie d’amour », écrite par Yves Dessca et composée par Jacques Revaux.

    DU JOHNNY EN APOTHÉOSE
    « Allumer le feu », paroles Zazie, musique Pascal Obispo et Pierre Jaconelli, a constitué le bouquet final de ce feu d’artifice musical. Pour chanter cette chanson après Johnny Hallyday, il faut avoir du coffre et de l’énergie. Au terme de ce concert de près d’une heure et demie, Dominique Brune, en avait encore suffisamment sous la semelle pour grimper sur une table.

    Sur le web

    Biographie de Dominique Brune🛈

    Sur dominiquebrune.com
    Né dans le 13e arrondissement de Paris. Fils unique, d’une famille ouvrière. Son enfance est bercée par la voix de sa grand-mère paternelle qui chante tout le temps. Elle lui communique sa passion. Son père lui fait découvrir Yvan Rébroff et Mouloudji. Nous sommes dans les années 70…

    Dominique Brune interviewé par Jacky🛈

    Sur YouTube
    Vidéo, 5 mn 55 s. Interview de Dominique Brune par Jacky le 14 octobre 2019 dans le cadre de son émission sur idf1…

    vues

  • Littérature. Auteurs et autrices en odeur de terroir

    Nous étions six dans la salle de séjour de Domitys Ker Madiou à assister à la présentation d’écrivains par Gaelle Brien et Isabelle Pérez, de la bibliothèque de La Boissière, à Morlaix. Audience petite, mais de qualité ! Le sujet du jour ciblait les romans du terroir et les romans paysans.

    DEUX GENRES LITTÉRAIRES PROCHES.
    Le roman du terroir a pris racine au Québec, comme mouvement de résistance à la culture anglo-saxonne du reste du Canada. Il avait pour thèmes la terre, la famille, la religion (souvent catholique) et la défense de la langue française. Chez nous le roman du terroir partage les mêmes valeurs de résistance à la modernité, de fidélité à la terre paternelle et de glorification de la vie rurale.
    Le roman paysan, parfois considéré comme un sous-genre du roman du terroir, est plus réaliste et plus ancré dans une région précise. Il idéalise moins la vie rurale et rend davantage compte de ses difficultés, dépeignant parfois les tensions sociales entre modernité et traditions locales. Marcel Pagnol, par exemple, donne une image de la campagne peu valorisante.

    EN ATTENDANT SIGNOL
    Christian Signol plait autant par les thèmes qu’il aborde (ruralité, terre, mémoire, transmission) que par son style accessible et chaleureux. Il excelle dans les souvenirs d’enfance, les récits familiaux et sa description lyrique des paysages. Il est l’auteur qui « sort le plus », parole de bibliothécaire. À voir la précipitation de ses fans pour se procurer son dernier livre, on mesure leur impatience quand celui-ci tarde à arriver. Gaelle Brien nous présente des romans qui peuvent permettre de combler l’attente.
    Dans Le Temps et la Paille, Jean Anglade met en scène un homme de plus de quatre-vingts ans, veuf, isolé dans son village de Cournon-d’Auvergne, abandonné de ses trois enfants. Avec l’aide d’un jeune voisin, il recourt à internet pour se faire adopter comme grand-père. Une merveille littéraire qui traite de la solitude des personnes âgées.
    Le cachot de Hautefaille de Marie-Bernadette Dupuy, publié en 2009, est un roman qui mélange habilement les genres du fantastique et du policier. Une journaliste en vacances dans les Highlands, près du Loch Ness en Écosse, rencontre un couple de jeunes mariés québecois en voyage de noces, Sarah et Jérémie. Sarah est troublée par des visions qui semblent liées aux tragédies du passé. De retour au Québec, les dangers ne font que commencer…
    Dans Un bouquet de dentelle, Marie-Paul Armand nous plonge dans l’univers de la dentelle de Calais, au XIXe siècle, sur fond de lutte des classes. Une jeune ouvrière, Léonie, va devoir affronter les épreuves de la vie et les secrets de sa famille.
    La Fille de la fabrique, de Georges-Patrick Gleize, baigne aussi dans le monde du travail. En 1960, Gaston Maréchal, patron autoritaire d’une faïencerie à Martres-Tolosane, près de Toulouse, est retrouvé noyé après une partie de pêche. Quatre ans après, sa fille Monique, espérant se consoler d’un récent veuvage, revient au pays et prend les rênes de l’entreprise familiale. Mais elle se heurte à la méfiance des employés et à l’hostilité du contremaître.
    Dans le roman de Jean-Paul Malaval, La belle étrangère, c’est Clara, fille d’immigrés italiens auxquels le vieux Maximin Maringot a décidé de céder sa propriété, dont ils sont les métayers depuis 1930. Au lendemain de la Libération, dans ce petit village de Corrèze, cela est perçu comme une trahison. Une intrigue qui évoque l’immigration, l’exil et la peur de l’autre. Des thèmes qui résonnent avec l’actualité.
    Entre l’Alsace et la Lorraine, Là où nait l’espoir, d’Élise Fischer, se penche sur le destin de deux enfants, Édouard et Reine, nés dans la tourmente de la dernière guerre. Un temps éloignés l’un de l’autre, ils se retrouvent cinquante ans après le conflit et décident d’affronter ensemble les spectres du passé.
    Saga familiale dans la région d’Aigues-Morte, Les Couleurs de l’oubli, de Christian Laborie, est l’histoire d’un couple heureux, Emma et Florian. Il a réchappé au naufrage du Titanic, mais pas la sœur jumelle d’Emma. Jusqu’à l’arrivée, quatorze ans plus tard, d’un troublant Italien, Vincenzo, fuyant le fascisme. Amour et réveil de secrets au milieu des salins camarguais.
    Dans La Terre blessée, Alain Paraillous relate le combat de l’homme contre les forces de la nature. Le 24 janvier 2009, la tempête Klaus a détruit les serres et ravagé les cultures de Christian, petit-fils et fils d’immigrés italiens qui ont travaillé dur sur cette terre du Sud-Ouest. Terre qu’il s’est évertué à entretenir et moderniser. Les jours suivants, avec les aides fournies par l’État, il entame la reconstruction de son exploitation. Puis viennent l’abattement et la remise en question.
    Dans Du même bois, publié en 2024, Marion Fayolle brosse le tableau d’un monde rural en disparition. Elle raconte l’histoire de trois générations d’une famille d’éleveurs dans une ferme ardéchoise. Son idée est que humains et animaux ressentent des choses, sont du même bois, même si les seconds n’ont pas la parole pour les exprimer.

    APPARENTÉS TERROIR.
    Isabelle Pérez, qualifiée de « ma chef » par Gaelle, nous a ensuite présenté « cinq romans tout courts » proches de la thématique des romans du terroir.
    Dans L’Annonce, paru en 2010, Marie-Hélène Lafon raconte l’histoire d’Annette qui répond à la petite annonce de Paul et emménage avec son fils à sa ferme du Cantal, dans un logement séparé de celui des oncles et de Nicole. Il lui faut s’adapter à cet environnement… Un roman proche des Profils paysans de Raymond Depardon. Cet extrait donne une idée du style : « La nuit de Fridières ne tombait pas, elle montait à l’assaut, elle prenait les maisons les bêtes et les gens, elle suintait de partout à la fois, s’insinuait, noyait d’encre les contours des choses, des corps, avalait les arbres, les pierres, effaçait les chemins, gommait, broyait ».
    Serge Joncour était inconnu lorsque la bibliothèque de Morlaix l’avait reçu après la parution de son premier roman, UV. Aujourd’hui, détenteur de nombreux prix littéraires, il est franchement reconnu. L’Amour sans le faire, publié en 2012, adapté au cinéma en 2019 par Jessica Palud sous le titre Revenir, raconte l’histoire de Franck, meurtri par la vie, qui revient dans la ferme de ses parents après dix ans d’absence. Il y retrouve Louise et le fils de Louise, Alexandre, 5 ans, qui a le même prénom que son frère disparu. Leur relation évolue doucement, et les trois partagent des moments de complicité, créant ainsi une sorte de famille improvisée. Serge Joncour est passé maître dans l’art de saisir les émotions.
    Dans L’Homme qui plantait des arbres, écrit en 1953, Jean Giono raconte sa rencontre, en 1913, avec un berger des Alpes provençales qui a transformé une lande désertique en un paradis vert. On sait aujourd’hui que ce récit pour « faire aimer à planter des arbres » est une fiction. Le livre est considéré comme un manifeste de la cause écologique.
    Le camp des autres, de Thomas Vinau, paru en 2017, est un roman historique. Au début du XXe siècle, Gaspard, un jeune garçon fuit dans la forêt avec son chien. Blessé, il est recueilli par un homme mystérieux. Ils rejoignent un groupe de rebelles. Gaspard va alors apprendre à survivre et à s’épanouir dans un monde hostile.
    Le Champ est le nom du cimetière d’une petite ville fictive autrichienne, Paulstadt. Dans ce roman très original de Robert Seethaler, ce sont les morts qui racontent leur histoire. La vie tourne autour des figures locales : le maire, la fleuriste, le facteur, le curé dévoré par les flammes dans l’incendie de l’église, le marchand de légumes…

    Auteurs et autrices

    Jean Giono.– Né le 30 mars 1895 à Manosque où il est mort le 8 octobre 1970. Ses œuvres, souvent ancrées dans le monde paysan provençal, abordent des questions uni­ver­selles sur la condition humaine.

    Jean Anglade.– Né le 18 mars 1915 à Escoutoux (Puy-de-Dôme) et mort à 102 ans, le 22 novembre 2017 à Clermont-Ferrand. Le chantre de l’Auvergne.

    Marie-Paul Armand.– Née le 14 août 1946 à Leforest dans le Pas-de-Calais et morte le 7 octobre 2011 à Woignarue dans la Somme. La vie ouvrière dans le Nord-Pas-de-Calais.

    Alain Paraillous.– Né le 5 janvier 1947 à Saint-Pierre-de-Buzet (Lot-et-Garonne), dans la maison qu’il habite au­jourd’hui, où tous ses aiëux son nés. Son camp n’a jamais cessé d’être celui de la terre.

    Christian Signol.– Né en 1947 aux Quatre-Routes-du-Lot, dans le Quercy, qui inspirera plus tard toute sa littérature. L’auteur qui « sort » le plus, révèle Gaelle Brien, de la bi­bliothèque de la Boissière, à Morlaix.

    Christian Laborie.– Pseudonyme de Christian Van Duynslaeger. Né en 1948 à Tourcoing. Ses romans sont ancrés dans sa région d’adoption, les Cévennes.

    Élise Fischer.– Née le 13 juillet 1948 à Champigneulles et morte le 25 décembre 2023 à Baccarat. Traitait des gens ordinaires de Lorraine.

    Jean-Paul Malaval.– Né le 30 décembre 1949 à Brive-la-Gaillarde. Inspiration corrézienne mais aussi bordelaise, lyonnaise et du sud de la France.

    Georges-Patrick Gleize.– Né à Paris en février 1952, fils de la comédienne Andrée Laberty. Publie un roman d’histoire chaque année, prenant pour cadre les Pyrénées et le grand Sud.

    Marie-Bernadette Dupuy.– Née à Angoulême le 30 octobre 1952. Aborde avec un immense succès les genres les plus variés : biographies historiques, polars, romances, litté­ra­ture régionale. Connue dans le monde comme la reine française des sagas familiales.

    Serge Joncour.– Né le 28 novembre 1961 à Paris mais a grandi dans le Lot-et-Garonne. Dépeint avec justesse les relations humaines, la solitude, la perte, la mémoire et l’identité. Nombreux prix littéraires dont le Fémina en 2020.

    Marie-Hélène Lafon.– Née le 1er octobre 1962 à Aurillac. Son œuvre est en partie consacrée au Cantal dont elle est originaire. Lauréate de nombreux prix littéraires dont le prix Goncourt de la nouvelle en 2016 et le prix Renaudot en 2020.

    Robert Seethaler.– Né le 7 août 1966 à Vienne (Autriche). Écrivain, scénariste et acteur autrichien. Partage son temps entre Berlin et Vienne. Un des écrivains de langue allemande les plus importants de sa génération.

    Thomas Vinau.– Né le 26 septembre 1978 à Toulouse. Vit dans le Lubéron. Raconte le quotidien et l’intime. Écrit en prose, en vers, sur des livres faits main ou des boîtes d’allumettes. Romans plutôt courts. Amour pour la poésie.

    Marion Fayolle.– Née le 4 mai 1988 à Saint-Sauveur-de-Montagut (Ardèche), est une dessinatrice de presse, illustratrice, autrice de bande dessinée et romancière. Histoire d’une ferme ardéchoise dans « Du même bois ».

    vues

    Notifié sur facebook-jfsblogs, facebook-jfsaby, bluesky, flickr, instagram
    linkedin, medium, pinterest, threads, tumblr, X-jfsaby, X-Jfs29Jean, vivaldi

  • Les directives anticipées pour gérer sa fin de vie

    Certains ignorent leur existence, d’où l’intérêt de cette conférence de Me Viviane Guimberteau, notaire à Plestin-les-Grèves, sur les directives anticipées. Intérêt bien compris par la nombreuse assistance dans le salon de la résidence Domitys Ker Madiou à Morlaix.

    VOS DÉSIRS SONT DES ORDRES
    Si les directives anticipées sont désormais encadrées par des lois (loi Léonetti de 2005 et loi Claeys-Léonetti de 2016) qui font obligation aux médecins et autres intervenants lors de votre fin de vie de les respecter, la façon de les rédiger est libre, en manuscrit ou dactylographiées, sur n’importe quel papier. Il existe sur internet de nombreux formulaires prêts à l’emploi, surtout orientés sur l’aspect médical, mais rien n’oblige à les utiliser. Pour être valide le document de vos directives doit comporter la date de la rédaction, vos nom et prénom, vos lieu et date de naissance et votre signature ou celle de la personne de confiance désignée dans ce document. Vous devez être majeur et en pleine possession de vos facultés cognitives. Une procédure permet de les faire rédiger par la personne de confiance, sous votre dictée et en présence de témoins, si vous n’êtes pas en mesure de tenir un stylo. Il va de soi que les directives anticipées ne seront mises à contribution que si vous n’êtes plus en état d’exprimer vos souhaits. Depuis la loi Léonetti, les directives anticipées sont pérennes : on ne doit plus les renouveler annuellement et seules les dernières en date découvertes seront appliquées.

    QUEL CONTENU ?
    On y mettra ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas. On veut avoir des soins de confort pour supprimer la douleur. On veut que sa pudeur, sa dignité soient respectées. On ne veut pas d’obstination dérai­sonnable, nouvelle appellation de l’acharnement thérapeu­ti­que. On accepte ou pas la sédation profonde. On accepte ou pas de donner ses organes. On veut une cérémonie religieuse ou pas. On préfère être incinéré ou enterré. On veut finir sa vie chez soi, où les soins palliatifs sont toujours possibles, ou dans tel établissement hospitalier, à condition que ce dernier soit en mesure de vous accueillir. Le centre de soins palliatifs de votre département peut vous aider à rédiger vos directives si vous manquez d’inspiration.
    Les directives anticipées ne doivent pas être confondues avec le testament, « acte à cause de mort », qui concerne la répartition de vos biens après votre disparition et qui obéit à des règles plus strictes.

    LE FAIRE SAVOIR
    On ne doit pas pouvoir ignorer que vous avez pris des directives anticipées. Versez-les dans votre dossier médical partagé ou demandez à votre médecin de le faire. Les ajouter à votre dossier chez Domitys est aussi une bonne idée. Les enregistrer chez un notaire n’en est pas une mauvaise. Précisez quelles personnes doivent être avisées s’il vous arrive quelque chose. Faites des copies pour une ou plusieurs personnes de votre entourage et bien sûr pour la personne de confiance que vous avez choisie.

    LE MANDAT DE PROTECTION FUTURE
    En renfort des directives anticipées il est possible de créer un mandat de protection future. Par ce mandat, vous désignerez une ou, afin de se prémunir contre sa défaillance éventuelle, plusieurs personnes pour gérer vos biens personnels et vos opérations comptables tant que vous n’êtes pas mis sous tutelle ou sous curatelle. Vos mandataires pourront signer pour vous si vous l’avez précisé dans le mandat. Ainsi, par exemple, ils pourront vendre votre voiture si vous ne pouvez plus la conduire ou virer de l’argent de votre épargne sur votre compte chèque en cas de dépenses à venir.

    La rédaction des directives anticipées n’est pas imposée. Elle est recommandée. Elle apporte une aide à votre famille en cas de décision urgente à prendre à votre place.

    vues

    Notifié sur facebook-jfsblogs, facebook-jfsaby, bluesky, flickr, instagram
    linkedin, medium, pinterest, threads, tumblr, X-jfsaby, X-Jfs29Jean, vivaldi

  • Frédéric Mallégol raconte la France des années 80

    Vidéo : 5 mn 6 s. Conférence sur les années 80. Ven 08.08.2025. © Jeff Saby.

    La conférence de Frédéric Mallégol à Domitys Ker Madiou, à Morlaix, a réveillé les souvenirs des résidents, venus nombreux. L’historien a raconté les années 80 en France de façon plaisante car agrémentée de nombreuses photos et vidéos diffusées sur le grand écran du salon.
    Sur le plan politique et économique, l’émouvante chanson de Pierre Bachelet « Les corons » constatait la fin des mines de charbon. On a revu les « années Mitterrand », en long, en large et en leurs travers. Après les réformes jubilatoires du début, en 1981, la fin de la récréation a été sifflée en 1983. Bonjour la rigueur !
    Sur le plan culturel et sociologique, ont été évoquées la naissan-ce de la fête de la musique, les radios libres, la libération de la femme. La télé ne comptait que deux chaines publiques avant l’arrivée de Canal +, première chaine privée, en 1984. Des émissions restent dans nos mémoires, comme « L’École des fans » de Jacques Martin, dont nous est montrée une séquence irrésistible, « Champs-Élysées » de Michel Drucker, « Droit de réponse », de Michel Polac. Sans oublier des feuilletons très regardés comme « La croisière s’amuse », « Dallas » ou « Arnold et Willie ». Alors que la musique n’est conservée que sur des sup-ports matériels, des artistes comptabilisent des records de vente, comme Michel Sardou pour « Les lacs du Connemara », dont on entend un large extrait.

    vues

    Notifié sur facebook-jfsblogs, facebook-jfsaby, bluesky, flickr, instagram
    linkedin, medium, pinterest, threads, tumblr, X-jfsaby, X-Jfs29Jean, vivaldi

  • « Entre les lignes & les couleurs » : une belle exposition à Locquénolé

    Plein écran : cliquez sur la grande image

    Pierre Quentel venait de finir d’installer l’exposition de ses œu-vres, salle « Le Préau » à Locquénolé, quand les quatre partici-pants à la sortie organisée par Julien Simonklein, l’animateur de Domitys Morlaix, ont investi les lieux.
    Mince et élancé, le regard pénétrant, Pierre Quentel est artiste jusqu’au bout des doigts. Dans sa peinture, il y a de la danse et de la musique, même quand il ne montre pas des danseurs et des musiciens. Il y a aussi beaucoup de poésie, même quand il n’illus-tre pas les courts poèmes de Catherine Chartier, l’écrivaine des Monts d’Arrée.
    Ouverte hier lundi 4 août, l’exposition fermera le lundi 11 août. Précipitez-vous !

    SUR LE WEB

    « Résonances » Textes Catherine Chartier, dessins Pierre Quentel🛈

    Sur YouTube
    « Résonances » est une rencontre entre un peintre et une écrivaine, entre deux personnes qui à un moment donné se sont retrouvées sur le même pont et se sont pris à dialoguer, échanger et ressentir une synergie…

    Exposition “Entre les lignes & les couleurs”, à Locquénolé🛈

    Sur jds.fr/morlaix/expos
    Entre les lignes et les couleurs se joue une danse, entre visible et invisible. Des dessins ont été réalisés à l’atelier de Soline Désiré, portés par l’élan du tournoiement. D’autres aquarelles ont suivi ce même mouvement intuitif…

    Pierre Quentel sur ArtMajeur🛈

    Sur artmajeur.com
    Locquénolé, France. Artiste (Peinture, Dessin). Né(e) en 1960. Expose régulièrement depuis 2000. Premières expositions en 1997. Collections privées à Paris, Rouen, Hambourg, Dresde, Londres, Bristol, Lausanne…

    vues

    Notifié sur facebook-jfsblogs, facebook-jfsaby, bluesky, flickr, instagram
    linkedin
    medium, pinterest, threads, tumblr, X-ex Twitter, X-Jfs29Jean, vivaldi

  • Une plaisante initiation à l’intelligence artificielle

    Vidéo, 34 s. Réponse à une question posée à ChatGPT. © Jeff Saby.

    J’ai posé la question suivante à ChatGPT(ℹ)Chat Generative Pre-trained Transformer (générateur de discussion pré-entrainé) : « Explique-moi simplement ce qu’est l’intelligence artificielle générative ». Sa réponse est dans la vidéo ci-dessus.
    La présentation de l’intelligence artificielle (IA) proposée par Julien et envoyée de son ordinateur sur la télévision du salon de la résidence Domitys de Morlaix a fait salle comble. Elle était claire, simple et amusante. J’ai parfois utilisé cet outil en mode texte mais je n’avais jamais testé ses aptitudes à la conversation orale, à la création d’images et à la tranformation d’images existantes.

    SIDÉRANT. L’imitation de la voix humaine, la fluidité du débit, le ton sont d’un réalisme époustouflant. On rigole au souvenir des voix de synthèse des anciens jeux du siècle dernier. Tout au long de la séance ont été soulignés les dangers d’une trop grande confiance dans la personne qui cause dans l’ordi. Ne pas en faire sa confidente. Ne pas lui donner trop de détails sur sa vie, son entourage, son numéro de carte bancaire !

    FAIT AUSSI DES ERREURS. Un des résidents, connu pour son amour de la poésie, a demandé à L’IA de créer un poème avec une ambiance automnale. La bête a fourni un texte d’apparence poétique, n’oubliant pas les feuilles mortes mais non rimé. Impossible de lui faire produire des alexandrins ! Le même résident, décidément polyvalant, a posé une colle mathématique à l’IA : combien font un tiers et demi de 100 ? La voila embarquée dans 100:3=33,33 plus la moitié de 33,33 soit 16,665 = 49,995. Errare IA est. La bonne réponse est : (1/3) + (1/3)/2 = 1/3 + 1/6 = 2/6 + 1/6 = 3/6 = 1/2 = 0,5. Et : 100 x 0,5 = 50. Attention aussi aux mots employés dans la requête. Julien demande à l’IA de s’adresser « à l’assemblée ». L’IA s’adresse derechef aux députés de l’Assemblée nationale !

    MONTRE-MOI UN CHAT. Bien clore une demande avant d’en faire une nouvelle. L’IA croit qu’on est toujours sur la demande de créer l’image d’un village breton quand on souhaite qu’elle montre un chat. Et voilà le chat sur fond de village breton !
    La manipulation d’images existantes est impressionnante et suscite l’inquiétude quand on réalise qu’elle peut installer quelqu’un dans un lieu où il n’était pas. Une photo prise lors d’une sortie des résidents montre une dame sur une balançoire. On veut l’effacer. Exit la dame ! Et ajouter sur et autour de la balançoire des enfants jouant. Voilà, c’est fait ! À l’écrit ou à l’oral, c’est pareil. L’IA peut faire exprimer à quelqu’un une opinion contraire à la sienne.

    UNE ROUBLARDE. L’intelligence artificielle s’ingénie à nous faire croire qu’elle crée et invente. Il n’en est rien. Elle n’est qu’un puissant calculateur qui agence ce que contient sa banque de données gigantesque selon la demande qui lui est faite, en tenant compte des préférences qu’on lui a signalées (choix du type de réponse, de la voix, du ton, de l’humeur, etc). Cette base de données s’alimente en permanence de ce qui se publie sur le web, de ce que des cohortes de programmeurs dans le monde lui injecte, de nos conversations avec l’intelligence artificielle. Elle apprend, comme nous, de ses erreurs et, comme nous, n’en tient pas toujours compte !

    PAS ÉMOTIVE MAIS MANIANT L’HUMOUR. Contrairement à nous, l’intelligence artificielle n’a pas conscience d’exister et elle ne ressent aucune émotion. Elle peut, à l’occasion, provoquer de l’émotion chez ceux qui la regardent, l’écoutent ou la lisent mais c’est sans faire exprès. Il lui arrive aussi d’être rigolote. Julien propose à l’IA programmée pour être son assistante personnelle de la prénommer Alfred. Sur un ton enjoué, l’IA accepte et ne peut s’empêcher de commenter en soulignant que ce prénom lui évoque celui d’un majordome !

    PAS COOL POUR LA PLANÈTE. Si l’accent a bien été mis sur les dangers de l’intelligence artificielle, on n’a pas abordé dans l’heure et demi impartie à l’atelier le problème du bilan carbone des centres de données. Selon Forbes, une requête sur un assistant IA consomme jusqu’à dix fois plus d’électricité qu’une recherche dans un moteur de recherche classique​. « Cela pose la question de notre rapport aux outils numériques : comment utiliser l’intelligence artificielle de manière raisonnée, sans multiplier inconsidérément les besoins en ressources ? », questionne le magazine américain. J’apprends que les initiatives se multiplient en Europe pour chauffer logements et bureaux avec l’énergie résiduelle des centres de données. On finit donc ce compte rendu sur une note d’espoir !

    vues

    Notifié sur facebook-jfsblogs, facebook-jfsaby, bluesky, flickr, instagram
    linkedin, medium, pinterest, threads, tumblr, X-jfsaby, X-Jfs29Jean, vivaldi

  • Morlaix. La Maison du Peuple fête ses 100 printemps

    Vidéo : 10 mn 12 s. Le spectacle du Théâtre de le Corniche.

    Sur ma chaîne YouTube🛈
    Même vidéo que ci-dessus, postée sur YouTube, le 3 mai 2025, par Jean-François Saby, 38 abonnés. La Maison du Peuple de Morlaix a célébré son centenaire avec un concert du Théâtre de la Corniche…

    Les photos 17 à 24 sont en 3D. Elles se regardent avec des lunettes anaglyphes (verre œil gauche rouge, verre œil droit cyan). Meilleur effet relief avec une acuité visuelle en bon état pour les deux yeux. Gardez sur le nez vos lunettes correctives.

    La Maison du Peuple de Morlaix a été inaugurée en avril 1925. Elle est une des deux dernières de Bretagne avec celle de Saint-Malo. Son centenaire a été célébré ce samedi 19 avril 2025.

    LE MINI-CONCERT. La chose s’est déroulée sur le modèle de la Journée du Patrimoine annuelle : expositions et concert. Le Théâtre de la Corniche s’est une nouvelle fois acquitté de ce dernier. C’est la quatrième prestation de cette brillante troupe morlaisienne à laquelle j’assiste. Outre son fondateur, Claude Bonnard(ℹ)
    J’ai interviewé Claude Bonnard pour Le Télégramme en 1971, alors qu’il était directeur de la Maison des jeunes (MJC) de Morlaix.
    , elle était cette fois composée de trois autres artistes que je ne connaissais pas : Antoine Asnar, Eva Hella Langlois, Olivier Cloarec, tous très talentueux. Au programme, des chansons tristes et des chansons rigolotes pour retracer de façon non exaustive un siècle d’histoire sociale dans notre pays. J’ai aimé la vivacité et la gestuelle d’Eva.

    LES DEUX EXPOS. Dans une des nombreuses salles des nombreux étages des nombreux bâtiments de la vénérable Maison pour Tous de Morlaix deux expositions s’offraient à la vue des visiteurs. Sous forme de panneaux issus d’un gros travail de documentation et de mise en page, elles retraçaient l’une les 100 ans d’histoire de l’établissement, l’autre la vie d’Yves Guyader, ouvrier tonnelier et pionnier du mouvement ouvrier morlaisien à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.

    OÙ JE PRENDS DE L’ÂGE. Deux éléments me rappellent que je ne suis pas né de la dernière pluie bretonne : le souvenir de ma pre­mière rencontre avec Claude Bonnard, il y a près de 55 ans et le fait que je ne reconnaisse plus grand monde dans l’assistance au­jour­d’hui. À part bien sûr mes deux anciens collègues du quotidien régional « Le Télégramme », Alain et Anne-Marie Quesseveur, respectivement secrétaire et archiviste du Comité de la Maison pour Tous.

    LES EXTRAITS DE CHANSONS DANS LA VIDÉO

    LES SARDINES.– Année : 1963. Paroles et musique : Pierre Louki (1920-2006). Gens de Pantin ou bien gens de Puteaux

    LA CRISE EST FINIE.– Année : 1934. Auteurs : Lenoir / Colpe / Waxman. On dit partout : Ça ne va pas/La crise par-ci, la crise par-là

    AU DEVANT DE LA VIE.– Année : 1936. Paroles : Jeanne Perret. Musique : Di­mitri Chostakovitch. Chant de lutte des Auberges de Jeunesse né avec le Front Po­pu­laire. Ma blonde, entends-tu dans la ville/Siffler les fabri­ques et les trains ?

    A GALOPAR.– Poème de Rafael Albertí (1902-1999), devenu l’hymne des Républicains espagnols après sa mise en musique par Paco Ibanez. Las tier­ras, las tierras, las tierras de España

    COMPLAINTE DU PARTISAN.– Londres, 1943. Anna Marly (Anna Betoulinski) et Emmanuel d’Astier de La Vigerie. Un vieil homme dans un grenier/Pour un jour nous a cachés

    MAI 68.– Paroles et musique : Jean-Michel Caradec (1946, Morlaix – 1981, Rambouillet). Peintres évoqués : Julio (le Parc, expulsé), Pablo (Picasso). La branche a cru dompter ses feuilles/Mais l’arbre éclate de colère

    CHÔMAGE AU FOND DE LA VALLÉE.– Parodie (1994) d’après “Les trois clo­ches”. Auteurs : Jean Villard, Chanson plus bifluorée. À l’atelier on l’ad­mi­re/On assure son avenir/À la prison de Fleury

    PREMIER MAI.– Paroles : Gaston Couté (1880-1911). Musique : sur l’air du « Temps des cerises » de Jean-Baptiste Clément. C’est le Premier Mai. De­bout, camarades !/Pour les travailleurs, pour les ouvriers

    SUR CE BLOG

    Sam 14.09.2013. Morlaix. Portes ouvertes à la Maison du peuple🛈
    La Maison du Peuple possède une façade qui ne paie pas de mine, en bas d’une discrète venelle, l’impasse Tréguier. J’étais loin d’imaginer que sa porte ouvrait sur un vaste ensemble de bâtiments entourant une…

    Mer 19.02.2014. La Maison du Peuple va pouvoir se refaire une beauté🛈
    J’avais été surpris par l’étonnant ensemble immobilier de la Maison du Peuple de Morlaix lors des journées du patrimoine de septembre 2013. Dans l’enthousiasme de la découverte de ces lieux, j’avais annoncé…

    Dim 18.05.2014 Fête de la Bretagne. Tous à la Manu !🛈
    La fête de la Bretagne s’est déroulée à Morlaix, dans plusieurs lieux. J’ai opté pour “Tous à la Manu”…

    Dim 20.09.2015. Banderoles et chansons à la Maison du Peuple🛈
    L’Union locale CGT de Morlaix sait recevoir dans sa Maison du Peuple lors des Journées du patrimoine. Cette année, elle a déniché dans les recoins de ses nombreux bâtiments une collection impressionnante…

    Jeu 17.12.2015. Maison du peuple. Les 120 ans de la CGT en Finistère🛈
    À la Maison du Peuple, réception des travaux de consolidation de la salle des fêtes et inauguration de l’exposition sur les 120 ans de la CGT en Finistère…

    Sam 19.04.2025. Morlaix. La Maison du Peuple fête ses 100 printemps

    vues

    Notifié sur facebook-jfsblogs, facebook-jfsaby, bluesky, flickr, instagram
    linkedin, medium, pinterest, threads, tumblr, X-jfsaby, X-Jfs29Jean, vivaldi

  • Libération de Plouigneau. Une journée en enfer (2)

    La commémoration de la libération de Plouigneau a été ex­ceptionnelle, en présence des familles de trois tankistes a­méricains tués en août 1944. Des hommages ont été rendus au 15th Cavalry Group Mechanized et à son commandant. Plusieurs cérémonies ont eu lieu, incluant un dépôt de ger­bes et des chants patriotiques. Des vétérans ont été honorés avec des médailles et des diplômes. Des concerts de rock et de country ont également eu lieu au camp américain.

    Vidéo, 20 mn 27 s. Plouigneau. Une journée en enfer (2). © Jeff Saby.

    Sur ma chaîne YouTube🛈Sur YouTube
    Même vidéo que ci-dessus. Postée sur YouTube, le 12 août 2023, par Jean-François Saby, 35 abonnés.

    Les cérémonies officielles

    La commémoration sur deux jours de la libération de Plouigneau (Finistère nord) a aussi été excep­tionnelle cette année par la présence des fa­milles de George Palmateer, Ira Hamden et Lloyd Wade Stewart, trois tankistes américains tués lors des combats du 9 août 1944.

    DEVANT LA STÈLE. Dimanche matin, place aux cérémonies offi­cielles. Un hommage a d’abord été rendu au « 15th Cavalry Group Mechanized », à l’entrée du bourg, devant la stèle dédiée à son comman­dant, le lieutenant Robert Hamsley (devenu ensuite colonel), décédé le 11 avril 2018, à Lawrenceburg dans le Tenessee, à l’âge de 98 ans. Pour libérer plusieurs communes du nord de la Bretagne, Robert Hamsley avait désobéi à sa hiérarchie, qui lui enjoignait de rejoindre Saint-Brieuc au plus vite. Le « 15th Cavalry Group Mechanized » faisait partie de la Task Force A, dépendant de la 3e armée Patton.
    Après la relation des faits survenus à Plouigneau par Daniel Picart, l’un des organisateurs de « Une journée en enfer », Jérémy Meuro, le maire de Plélo (Côtes-d’Armor), autre commune libérée par la colonne Hamsley, a pris la parole, avant de la céder à Joëlle Huon, maire de Plouigneau, les deux édiles jouant chacun pour l’autre le rôle de pied de micro. Dépôt de gerbes, sonneries, émotion des familles américaines lors de la diffusion de leur hymne national, puis on s’est dirigé au son du biniou vers le monument aux morts, au centre du bourg, pour un homma­ge à tous les combattants.

    AU MONUMENT AUX MORTS. La présence imprévue d’Henri Venner, 102 ans, bon pied bon œil, a ravi les organisateurs qui l’ont associé à la cérémonie en l’invitant à ac­compagner Joëlle Huon, maire de Plouigneau, pour son dépôt de gerbe. Origi­naire du Finistère, Henri Venner était parti de Saint-Brieuc en 1942 pour rejoindre Londres. Il est un des derniers membres des Forces Fran­çaises Libres (FFL).
    La chorale locale « Cantarelle » a chanté « La Marseillaise », le « Chant des Partisans » et l’enjouée « Fleur de Paris » dont le début a été perturbé par les cloches de l’église sonnant midi.

    À L’ÉCOMUSÉE. Après un lâcher de pigeons, il était temps de se diriger vers l’écomusée pour le pot de l’amitié et la remise, par les maires des deux communes li­bérées, des médailles, des diplômes et des ar­doises pour honorer les vétérans disparus.
    L’après-midi, je suis retourné au camp américain pour assister à une partie du concert de musique rock et country par « Danny Fletsher & Co » et au battage à l’ancienne par les « Amis de l’éco­musée ». La moto à chenilles clôt la vidéo.

    SUR LE WEB

    Plouigneau. Retour à la bataille du 9 août 1944🛈

    Sur l’hebdomadaire Le Trégor
    Le 8 août 1944, les habitants de Plouigneau pensent que la libération de la commune ne fait plus aucun doute, avec l’arrivée d’une unité de soldats américains. Le lendemain, c’est la terrible désillusion. Une unité allemande en errance passe près du camp américain et un combat sanglant s’engage…

    Danny Fletsher & Co sur facebook🛈

    Sur facebook
    Rock’n’roll / Country band from Brittany (France)…

    Écomusée de Plouigneau. Explorez un village rural d’autrefois…🛈

    Sur kerdreger.fr
    Situé au cœur du Trégor Finistérien, l’écomusée de Plouigneau vous fait vivre l’évolution du monde rural en Bretagne entre 1860 et 1970…

    vues

    ► Page 1 : Les cérémonies officielles
    Page 2 : Pot et remise de médailles
    Page 3 : Concert et battage à l’ancienne

    Notifié sur facebook-jfsblogs, facebook-jfsaby, bluesky, flickr, instagram
    linkedin, medium, pinterest, threads, tumblr, X-jfsaby, X-Jfs29Jean, vivaldi

    Pages : 1 2 3