Nous sommes allés voir Saint-Goustan, le joli port d’Auray, déjà connu des lecteurs de ce blog. Cette fois, après la traversée du petit pont (XVe siècle), nous avons monté la pittoresque rue du Château et emprunté les escaliers des remparts pour la descente avec vue plongeante sur le port. Sur le chemin du retour vers les voitures les jeunes ont fait une brève halte sur une aire de jeux puis nous avons assisté à la mise à l’eau d’un bateau de plaisance. Le soir à Pluvigner, c’était crêperie au château de Rimaison suivie d’une déambulation dans le marché nocturne. Puis nous sommes rentrés dans nos logements respectifs : la longère de Nicolas pour les Saby, une vaste tente d’appoint pour les Kintz.
Vidéo, 7 mn 16 s. Fête de la Bretagne. Tous à la Manu. Dim 18.05.2014.
La fête de la Bretagne, manifestation qui compte plus de 500 événements dans la région et dans le monde s’est déroulée ce week-end. À Morlaix, plusieurs lieux proposaient des animations. J’ai opté pour « Tous à la Manu ! », installée dans l’ancienne manufacture des tabacs.
VANNERIE, JEUX EN BOIS. Vanniers à Plouénan, Les Boutegerien Pont-Eon tenaient un stand où ils donnaient à voir leur travail. Ils ont invité le public à participer au tressage d’une corde à l’ancienne. Un autre stand très visité présentait des jeux anciens en bois.
PHOTO, JARDIN, ABEILLES. Dans la cour des jardins, les murs affichent de grandes photos de la Manu, du temps où elle était l’un des moteurs économiques de la ville avant sa fermeture en 2004, après 260 ans d’activité. L’atelier photographique Pierre Pitrou expose des chambres photographiques d’âge certain. On peut aussi se faire prendre le portrait par un appareil reflex moderne bricolé pour travailler sans objectif ! Le CPIE Morlaix-Trégor entend nous apprendre à jardiner au naturel, tandis que le Comité Chômeurs et solidaires annonce la mise en place prochaine des essaims d’abeilles au Jardin solidaire.
CHANSON, ARTS DIVERS. Dans la cour d’honneur, j’ai retrouvé Claude Bonnard et le théâtre de la Corniche, déjà rencontrés dans un savoureux répertoire de chansons revendicatives et politiques lors de la journée portes ouvertes à la Maison du Peuple de Morlaix. Avec leurs orgues de barbarie, ils nous ont cette fois régalé de la salace « Chez le boucher », de Claude Astier et de la méchante « Les filles du bord de mer », de Salvatore Adamo. Dans un bâtiment donnant sur la cour d’honneur, le groupe des Monts d’Arrée Diwali chantait des « chants du monde ». Dans la cour des artistes, où l’association « Les Moyens du Bord » (promotion de l’art contemporain) a élu domicile récemment, des chapiteaux abritent des artisans d’art, tandis que dans l’artothèque, on peut voir l’exposition « Introspective(s) ou les 12 ouvrages d’HM (Hervé Merer) ». Ouverte le 5 avril, elle se termine ce soir. Voisin de l’artothèque, l’atelier du peintre Yvon Follorou s’offre à la vue des visiteurs sans artifice, en désordre comme un lieu de travail, avec sa table encombrées de pinceaux, de tubes et pots de couleurs.
JE NE SUIS PAS ERIK. Pour l’anecdote : une dame m’a demandé si j’étais Erik Orsenna. Il y a quelques années, un monsieur m’avait abordé dans un hypermarché local en affirmant : « Vous êtes Erik Orsenna ! ». Malgré mes dénégations, il n’en voulut pas démordre. Je suis un peu gêné d’avoir une tête d’académicien français.
La Maison du Peuple possède une façade(ℹ) qui ne paie pas de mine, en bas d’une discrète venelle, l’impasse Tréguier. J’étais loin d’imaginer que sa porte ouvrait sur un vaste ensemble de bâtiments entourant une cour intérieure ancienne, que certains de ces bâtiments grimpaient la colline jusqu’à une terrasse avec vue sur la ville et que sur cette terrasse était posée, cerise sur le gâteau, une très vieille salle des fêtes.
UN AMOUR DE SALLE DES FÊTES. Cette salle des fêtes, que je suppose méconnue du public, aurait besoin d’une remise en état. Si une souscription était ouverte, je souscrirais. Sa petite scène en pente, avec trou du souffleur, est trop craquante. Merci à Alain de m’avoir montré cette merveille et de m’avoir guidé, en habitué des lieux, dans le dédale d’escaliers et de petites pièces de la Maison.
CHANSONS REVENDICATIVES. À l’occasion de ces Journées du patrimoine 2013, l’Union Locale CGT a bien fait les choses. Cet après-midi, Claude Bonnard et Jérôme André, du Théâtre de la Corniche, s’accompagnant d’un orgue de barbarie ou d’une guitare, ont offert aux visiteurs un récital jubilatoire de chansons anciennes, à forte teneur revendicative et politique. La vidéo de 6 mn 41 s contient « Le temps des cerises », de Jean-Baptiste Clément, détournée en « Le temps des crises » par Jules Jouy et « La semaine sanglante », paroles de Jean-Baptiste Clément sur l’air du Chant des Paysans de Pierre Dupont.
LES RÉFUGIÉS ESPAGNOLS. À l’un des étages, une salle présentait une exposition très documentée sur les immigrés espagnols dans le Finistère et en particulier dans le pays de Morlaix entre 1936 et 1940. Anne-Marie, mémoire vive de la CGT morlaisienne et Françoise ont préparé cette belle rétrospective. Le film rare « L’exode d’un peuple », était projeté ailleurs, dans une salle de formation syndicale aux papiers peints joliment désuets, transformée en salle de cinéma pour la circonstance. J’en livre ci-dessous la version intégrale de 36 mn 29 s, un peu répétitive et un peu détériorée.
Pour ceux qui s’étonneraient de ma familiarité avec Alain, Françoise, Anne-Marie et Joseph, dit Jo, que j’appelle par leur prénom, sachez qu’ils sont comme moi des anciens du quotidien Le Télégramme. À ce titre, je les connais depuis longtemps. Ce qui n’est pas le cas de la Maison du Peuple, siège de l’Union locale CGT, que j’ai été content de découvrir aujourd’hui.
Tous les mercredis d’été sont organisées, près du phare d’Eckmülh, les « Noz de Penmarc’h ». Ces festoù-noz sont très prisés des touristes. Certains n’hésitent pas a suivre les cours de danse bretonne dispensés le jour même, dans l’après-midi. Je ne pratique pas, bien sûr, cet exercice, mais j’aime ces réunions où chacun, toutes classes sociales confondues, semble vraiment s’amuser sans complexe. À l’annonce d’une nouvelle danse, les plus aguerris montrent les pas aux néophytes. Ce soir, le kan ha diskan chanté par un couple a mis le feu, comme dirait Johnny, et un groupe de quatre musiciens l’a attisé.
Le port de Loctudy est le septième port français en volume de pêche. Il fait face à l’Ile-Tudy, qui n’a plus d’île que le nom. Toute proche par la mer avec les Vedettes de l’Odet, elle est à près de 18 km par la route.
Après une première vidéo (voir l’article du 7 mars 2007), voici la suite et la fin des blagues douarnenistes racontées par René Louboutin, lors du repas des anciens du Télégramme, le jeudi 6 avril 2006, au Centre de loisirs de Kéravel, à Erdeven (Morbihan).
Pas de doute, Altkirch sait fêter la Nativité. Avant de monter chez Sophie et Loïc, qui m’ont invité à un repas de Noël dans leur maison sur la colline, j’ai fait un tour dans la ville pour voir la Forêt Enchantée 2007. Annette, victime de l’épidémie de gastro-entérite qui sévit actuellement en Alsace, n’a pu m’accompagner. Je suis donc venu seul avec ma voiture et nos cadeaux. Bonne ambiance et excellentes agapes.
Déjeuner chez Marie et Ettore avec Julien et Alexandra. Puis, lon-gue marche et shopping pour tous, sauf Julien. À Montparnasse, nous traversons la Gay Pride, pour gagner la rue de la Gaieté (la rue des théâtres). Nous marchons presque jus-qu’à Saint-Germain. Arrêt dans un magasin de chaussures. Filles et garçons se séparent, au retour à Montparnasse. Ettore et moi visitons la FNAC, rue de Rennes et Darty, avenue du Maine. Arrivée au camping-car à 18 h 15.
Le bus 58 m’emmène à la gare Montparnasse, départ d’une lon-gue marche sur les traces de mon passé d’étudiant. Photo du Dôme, mon bistrot, de la statue de Balzac par Rodin, boulevard Raspail, de la fac de droit de la rue d’Assas, fermée pour travaux de réfection (elle était toute neuve quand je la fréquentais), du kiosque à musique du jardin du Luxembourg où se produit un groupe écossais, de la Sorbonne et de mon autre bistrot, de Notre-Dame vue du pont St-Michel. Me revoici à la FNAC du Forum des halles. Ils n’ont plus le Panasonic TZ3.
Pendant le repas des anciens du Télégramme au Centre de loisirs de Kéravel, à Erdeven, le jeudi 6 avril 2006, René Louboutin, un journaliste retraité, nous a raconté des blagues qui circulent dans sa bonne ville de Douarnenez. On appréciera le savoureux accent des habitants de cette cité pittoresque. Pour la suite, voir ► l’article du 15 avril 2008