athis, 18 ans ou 19 ans selon les sources, est un chanteur pop originaire de Ploudaniel. Il est arrivé en retard à Ker Madiou, venant d’un autre concert qu’il venait de donner dans un autre coin de Bretagne. C’est ainsi que l’on a pu assister au déploiement et aux réglages de son matériel : deux enceintes, un ampli, une tablette et sur lui télécommande et écouteurs. Et constater déjà à ce stade que le jeune homme bénéficie d’une énergie débordante. Sa voix, posée et douce, est hélas noyée dans une sono aux basses trop fortes… au dire de porteurs d’appareils auditifs ! Voix déjà remarquée dans l’émission de télévision « N’oubliez pas les enfants » (version enfant de « N’oubliez pas les paroles » pendant les fêtes), le 1er janvier 2020 où il avait porté le titre envié de maestro. Des spectateurs d’un certain âge ont pensé que la majeure partie de ce récital d’avant réveillon était de la composition de l’artiste alors qu’à l’inverse il s’agissait de reprises de chansons très connues mais récentes. Il y avait aussi des standards plus anciens, comme « On va s’aimer », de Gilbert Montagné, dont un extrait est à voir et à entendre dans la vidéo ci-dessus. Au final, un beau moment musical.
Pierre Quentel venait de finir d’installer l’exposition de ses œu-vres, salle « Le Préau » à Locquénolé, quand les quatre partici-pants à la sortie organisée par Julien Simonklein, l’animateur de Domitys Morlaix, ont investi les lieux. Mince et élancé, le regard pénétrant, Pierre Quentel est artiste jusqu’au bout des doigts. Dans sa peinture, il y a de la danse et de la musique, même quand il ne montre pas des danseurs et des musiciens. Il y a aussi beaucoup de poésie, même quand il n’illus-tre pas les courts poèmes de Catherine Chartier, l’écrivaine des Monts d’Arrée. Ouverte hier lundi 4 août, l’exposition fermera le lundi 11 août. Précipitez-vous !
La commémoration de la libération de Plouigneau a été exceptionnelle, en présence des familles de trois tankistes américains tués en août 1944. Des hommages ont été rendus au 15th Cavalry Group Mechanized et à son commandant. Plusieurs cérémonies ont eu lieu, incluant un dépôt de gerbes et des chants patriotiques. Des vétérans ont été honorés avec des médailles et des diplômes. Des concerts de rock et de country ont également eu lieu au camp américain.
La commémoration sur deux jours de la libération de Plouigneau (Finistère nord) a aussi été exceptionnelle cette année par la présence des familles de George Palmateer, Ira Hamden et Lloyd Wade Stewart, trois tankistes américains tués lors des combats du 9 août 1944.
DEVANT LA STÈLE. Dimanche matin, place aux cérémonies officielles. Un hommage a d’abord été rendu au « 15th Cavalry Group Mechanized », à l’entrée du bourg, devant la stèle dédiée à son commandant, le lieutenant Robert Hamsley (devenu ensuite colonel), décédé le 11 avril 2018, à Lawrenceburg dans le Tenessee, à l’âge de 98 ans. Pour libérer plusieurs communes du nord de la Bretagne, Robert Hamsley avait désobéi à sa hiérarchie, qui lui enjoignait de rejoindre Saint-Brieuc au plus vite. Le « 15th Cavalry Group Mechanized » faisait partie de la Task Force A, dépendant de la 3e armée Patton. Après la relation des faits survenus à Plouigneau par Daniel Picart, l’un des organisateurs de « Une journée en enfer », Jérémy Meuro, le maire de Plélo (Côtes-d’Armor), autre commune libérée par la colonne Hamsley, a pris la parole, avant de la céder à Joëlle Huon, maire de Plouigneau, les deux édiles jouant chacun pour l’autre le rôle de pied de micro. Dépôt de gerbes, sonneries, émotion des familles américaines lors de la diffusion de leur hymne national, puis on s’est dirigé au son du biniou vers le monument aux morts, au centre du bourg, pour un hommage à tous les combattants.
AU MONUMENT AUX MORTS. La présence imprévue d’Henri Venner, 102 ans, bon pied bon œil, a ravi les organisateurs qui l’ont associé à la cérémonie en l’invitant à accompagner Joëlle Huon, maire de Plouigneau, pour son dépôt de gerbe. Originaire du Finistère, Henri Venner était parti de Saint-Brieuc en 1942 pour rejoindre Londres. Il est un des derniers membres des Forces Françaises Libres (FFL). La chorale locale « Cantarelle » a chanté « La Marseillaise », le « Chant des Partisans » et l’enjouée « Fleur de Paris » dont le début a été perturbé par les cloches de l’église sonnant midi.
À L’ÉCOMUSÉE. Après un lâcher de pigeons, il était temps de se diriger vers l’écomusée pour le pot de l’amitié et la remise, par les maires des deux communes libérées, des médailles, des diplômes et des ardoises pour honorer les vétérans disparus. L’après-midi, je suis retourné au camp américain pour assister à une partie du concert de musique rock et country par « Danny Fletsher & Co » et au battage à l’ancienne par les « Amis de l’écomusée ». La moto à chenilles clôt la vidéo.
La commémoration de la libération de Plouigneau a pris un tour exceptionnel avec l’événement « Une journée en enfer » sur deux jours. Un convoi militaire s’est déplacé avec des véhicules d’époque. Une exposition et des démonstrations ont été organisées par des associations de collectionneurs.
La commémoration de la difficile libération de Plouigneau, près de Morlaix (Finistère nord), a pris un tour exceptionnel cette année. La manifestation intitulée « Une journée en enfer » s’est déroulée sur deux jours, le samedi 29 et le dimanche 30 juillet 2023. Le camp militaire américain a été reconstitué avec précision sur le pré où il s’était installé, le 8 août 1944, avant que l’arrivée d’une colonne allemande ne déclenche la sanglante bataille du 9 août. Samedi à 10 h, un convoi militaire d’une quinzaine de véhicules d’époque est parti du camp pour rejoindre Morlaix, où il a créé la surprise des passants en ce jour de marché. Il a ensuite rejoint le camp en passant par diverses communes environnantes. L’après-midi, j’ai visité l’exposition à l’entrée du camp. Un peu à l’étroit dans son barnum, vu le nombre d’objets présentés et le nombre de visiteurs, elle a laissé de la place à quelques sièges pour voir en continu la vidéo de membres du Conseil Municipal des Jeunes, qui ont interrogé des témoins des événements. À l’intérieur du camp, l’association morlaisienne « Calandre et Torpédo », dont mes lecteurs savent que je suis fan, montrait quelques voitures anciennes d’avant 1945. Derrière son stand, Maud Le Coic, incollable sur le rationnement, évoquait les 100 g de riz autorisés par mois et le café à la chicorée. Deux associations de collectionneurs, « MVCG Bretagne » et « Bretagne 39-45 », ont mis à disposition leurs véhicules et maté-riels, proposant des démonstrations et animations autour de la reconstitution du camp.
Deux boîtes aux lettres neuves ont été installées aujourd’hui après la destruction des précédentes. Leur couleur verte suscite des inquiétudes quant à leur visibilité, mais le risque de destruction par un automobiliste éméché est improbable en Bretagne !
Cet après-midi, une semaine après la destruction par un chauf-fard de deux boites aux lettres, l’entreprise sollicitée par La Poste a installé deux boites neuves au même endroit. Elles sont plus mignonnes que les précédentes, mais leur teinte m’inquiète un peu. Quand le talus derrière elles aura retrouvé, au printemps, son plus beau vert, ne risquent-elles pas de se faire tamponner (le comble pour des boites postales) par un automo-biliste éméché, rentrant de boite de nuit, l’œil plus ou moins em-brumé ? Ce qui me rassure, c’est que cette éventualité est impro-bable en Bretagne !
Vidéo, 7 mn 16 s. Fête de la Bretagne. Tous à la Manu. Dim 18.05.2014.
La fête de la Bretagne, manifestation qui compte plus de 500 événements dans la région et dans le monde s’est déroulée ce week-end. À Morlaix, plusieurs lieux proposaient des animations. J’ai opté pour « Tous à la Manu ! », installée dans l’ancienne manufacture des tabacs.
VANNERIE, JEUX EN BOIS. Vanniers à Plouénan, Les Boutegerien Pont-Eon tenaient un stand où ils donnaient à voir leur travail. Ils ont invité le public à participer au tressage d’une corde à l’ancienne. Un autre stand très visité présentait des jeux anciens en bois.
PHOTO, JARDIN, ABEILLES. Dans la cour des jardins, les murs affichent de grandes photos de la Manu, du temps où elle était l’un des moteurs économiques de la ville avant sa fermeture en 2004, après 260 ans d’activité. L’atelier photographique Pierre Pitrou expose des chambres photographiques d’âge certain. On peut aussi se faire prendre le portrait par un appareil reflex moderne bricolé pour travailler sans objectif ! Le CPIE Morlaix-Trégor entend nous apprendre à jardiner au naturel, tandis que le Comité Chômeurs et solidaires annonce la mise en place prochaine des essaims d’abeilles au Jardin solidaire.
CHANSON, ARTS DIVERS. Dans la cour d’honneur, j’ai retrouvé Claude Bonnard et le théâtre de la Corniche, déjà rencontrés dans un savoureux répertoire de chansons revendicatives et politiques lors de la journée portes ouvertes à la Maison du Peuple de Morlaix. Avec leurs orgues de barbarie, ils nous ont cette fois régalé de la salace « Chez le boucher », de Claude Astier et de la méchante « Les filles du bord de mer », de Salvatore Adamo. Dans un bâtiment donnant sur la cour d’honneur, le groupe des Monts d’Arrée Diwali chantait des « chants du monde ». Dans la cour des artistes, où l’association « Les Moyens du Bord » (promotion de l’art contemporain) a élu domicile récemment, des chapiteaux abritent des artisans d’art, tandis que dans l’artothèque, on peut voir l’exposition « Introspective(s) ou les 12 ouvrages d’HM (Hervé Merer) ». Ouverte le 5 avril, elle se termine ce soir. Voisin de l’artothèque, l’atelier du peintre Yvon Follorou s’offre à la vue des visiteurs sans artifice, en désordre comme un lieu de travail, avec sa table encombrées de pinceaux, de tubes et pots de couleurs.
JE NE SUIS PAS ERIK. Pour l’anecdote : une dame m’a demandé si j’étais Erik Orsenna. Il y a quelques années, un monsieur m’avait abordé dans un hypermarché local en affirmant : « Vous êtes Erik Orsenna ! ». Malgré mes dénégations, il n’en voulut pas démordre. Je suis un peu gêné d’avoir une tête d’académicien français.
J’avais été surpris par l’étonnant ensemble immobilier de la Maison du Peuple de Morlaix lors des journées du patrimoine de septembre 2013. Dans l’enthousiasme de la découverte de ces lieux, j’avais annoncé mon intention de mettre la main à la poche si un appel était lancé pour leur refaire une beauté. Aucun gros travaux n’a été effectué ici depuis 90 ans.
SOUSCRIPTION PUBLIQUE. Cet après-midi, pour la Fondation du Patrimoine, Jean-Pierre Ghuysen (délégué régional) et Georges de Kerever (délégué départemental) et pour le Comité de la Maison du Peuple, Guy Tandé (président) ont signé la convention qui permet l’ouverture d’une souscription publique en vue de la restauration des bâtiments, témoins de bientôt un siècle d’histoire sociale. Je vais donc souscrire ! Des représentants des collectivités qui s’associent financièrement au projet étaient dans l’assistance. Noté la présence, pour la municipalité de Morlaix, d’Agnès Le Brun, maire, et de Georges Aurégan, adjoint aux Affaires Culturelles et Scolaires, qui m’a rappelé que je lui ai appris la mise en page, au Télégramme, il y a… un certain temps. Après un arrêt à la table des rafraîchissements (bu une bière et avalé trois petits gâteaux), je suis retourné voir « ma » vieille salle des fêtes préférée.
N’OUBLIEZ PAS LA SALLE DES FÊTES. Je crains que son sauvetage ne soit pas pour tout de suite, car il manque 20.000 € pour démarrer la première phase sur trois des travaux, dans laquelle elle ne figure pas. Cette phase concerne en effet la toiture, l’enduit et les ouvertures de la façade donnant sur la rue. C’est une bonne priorité, mais il ne faudra pas oublier que, derrière la façade, le peuple morlaisien est aussi venu ici pour se distraire, autrefois…
La Maison du Peuple possède une façade(ℹ) qui ne paie pas de mine, en bas d’une discrète venelle, l’impasse Tréguier. J’étais loin d’imaginer que sa porte ouvrait sur un vaste ensemble de bâtiments entourant une cour intérieure ancienne, que certains de ces bâtiments grimpaient la colline jusqu’à une terrasse avec vue sur la ville et que sur cette terrasse était posée, cerise sur le gâteau, une très vieille salle des fêtes.
UN AMOUR DE SALLE DES FÊTES. Cette salle des fêtes, que je suppose méconnue du public, aurait besoin d’une remise en état. Si une souscription était ouverte, je souscrirais. Sa petite scène en pente, avec trou du souffleur, est trop craquante. Merci à Alain de m’avoir montré cette merveille et de m’avoir guidé, en habitué des lieux, dans le dédale d’escaliers et de petites pièces de la Maison.
CHANSONS REVENDICATIVES. À l’occasion de ces Journées du patrimoine 2013, l’Union Locale CGT a bien fait les choses. Cet après-midi, Claude Bonnard et Jérôme André, du Théâtre de la Corniche, s’accompagnant d’un orgue de barbarie ou d’une guitare, ont offert aux visiteurs un récital jubilatoire de chansons anciennes, à forte teneur revendicative et politique. La vidéo de 6 mn 41 s contient « Le temps des cerises », de Jean-Baptiste Clément, détournée en « Le temps des crises » par Jules Jouy et « La semaine sanglante », paroles de Jean-Baptiste Clément sur l’air du Chant des Paysans de Pierre Dupont.
LES RÉFUGIÉS ESPAGNOLS. À l’un des étages, une salle présentait une exposition très documentée sur les immigrés espagnols dans le Finistère et en particulier dans le pays de Morlaix entre 1936 et 1940. Anne-Marie, mémoire vive de la CGT morlaisienne et Françoise ont préparé cette belle rétrospective. Le film rare « L’exode d’un peuple », était projeté ailleurs, dans une salle de formation syndicale aux papiers peints joliment désuets, transformée en salle de cinéma pour la circonstance. J’en livre ci-dessous la version intégrale de 36 mn 29 s, un peu répétitive et un peu détériorée.
Pour ceux qui s’étonneraient de ma familiarité avec Alain, Françoise, Anne-Marie et Joseph, dit Jo, que j’appelle par leur prénom, sachez qu’ils sont comme moi des anciens du quotidien Le Télégramme. À ce titre, je les connais depuis longtemps. Ce qui n’est pas le cas de la Maison du Peuple, siège de l’Union locale CGT, que j’ai été content de découvrir aujourd’hui.
Guy, bien connu de mes services, comme multi-récidiviste des Mots du jour, et Cathy, m’ont fait un cadeau que j’ai beaucoup apprécié. Ils sont venus me voir sur mes terres ignaciennes. J’ai été content de retrouver mon copain de l’école primaire et du cours complémentaire, à Lyon (déjà rencontré à Guerlédan le 22 juillet 2010) et de faire la connaissance de son épouse. Mes visiteurs m’ont invité au restaurant. J’en ai profité pour faire découvrir, en Bretagne septentrionale, à ces méridionaux des bords de la Méditerranée un bout de littoral de la Manche auquel je me suis attaché, en 46 années de présence dans le Nord-Finistère. D’autant qu’avant d’atterrir à Kéradennec j’ai vécu dans les deux endroits où je les ai emmenés aujourd’hui. Au Dourduff, le Café du port nous a ouvert, pour le déjeuner, les bras des fauteuils de sa terrasse avec vue sur la mer puis nous avons admiré, depuis le parapet d’en face, le port de plaisance à marée basse et l’embouchure de la rivière de Morlaix. On s’est ensuite déporté après l’entreprise ostréicole, pour embrasser du regard l’ensemble de la baie de Morlaix. Tiens, je croyais que le château du Taureau, notre Fort-Boyard à nous, était mieux visible d’ici. À Térénez, sorte de presqu’île d’opérette, les riverains de la Belle Bleue ont découvert avec étonnement que la Manche pouvait être d’un bleu méditerranée. J’ai été heureux que cette prise de contact se soit produite un jour particulièrement ensoleillé ! Côté plage, des voiliers prenaient la mer. Côté port de plaisance, plus discret, derrière le bâtiment de l’école de voile, en bout de presqu’île (c’est là que nous bronzions et nous baignions, Nicole et moi, à la fin des années 60), nous avons crapahuté dans les rochers et remonté la jetée. Bref, j’ai passé un très bon moment avec mes amis varois. Comme disait M. Blanc, un ancien sous-préfet de Morlaix, à la fin de la plupart de ses discours : « Ce jour est à marquer d’une pierre blanche ».
“… l’an d’après qui se renouvelle renouvelle aussi votre chef” (Ronsard). Mar 01.05.2007
Troisième photo mensuelle du hêtre. Cette fois, les feuilles sont apparues. On est parfois bien peu attentif à son environnement quotidien : je ne me suis rendu compte de ce changement qu’hier.