Lors de mon récent voyage à Castelsarrasin, tatie m’a confié quelques photos de famille (certaines prêtées pour scannage, d’autres données). Les voici, plus deux que j’avais déjà, sans autre commentaire que : « Ce sont mes racines, bon sang ! ».
Tous les mercredis d’été sont organisées, près du phare d’Eckmülh, les « Noz de Penmarc’h ». Ces festoù-noz sont très prisés des touristes. Certains n’hésitent pas a suivre les cours de danse bretonne dispensés le jour même, dans l’après-midi. Je ne pratique pas, bien sûr, cet exercice, mais j’aime ces réunions où chacun, toutes classes sociales confondues, semble vraiment s’amuser sans complexe. À l’annonce d’une nouvelle danse, les plus aguerris montrent les pas aux néophytes. Ce soir, le kan ha diskan chanté par un couple a mis le feu, comme dirait Johnny, et un groupe de quatre musiciens l’a attisé.
Sur le port de Saint-Guénolé, nous avons flâné après les courses du matin à Ecomarché. L’endroit est très fréquenté par des oiseaux marins dont je n’arrive pas à savoir si ce sont des goélands ou des mouettes. Certaines variétés des uns et des autres se ressemblent vraiment beaucoup. Si quelqu’un a une idée sur la question, qu’il n’hésite pas à laisser un commentaire. Dans un port breton, la présence d’un chameau et d’un droma-daire est plus inattendue. Le cirque Zavatta s’est installé aujourd’hui pour deux représentations, à 18 h 30 et 21 h.
Le port de Loctudy est le septième port français en volume de pêche. Il fait face à l’Ile-Tudy, qui n’a plus d’île que le nom. Toute proche par la mer avec les Vedettes de l’Odet, elle est à près de 18 km par la route.
Quand on est au Domaine de la Joie, la promenade vers Saint-Pierre et retour est un grand classique, à l’instar de la Promenade des Anglais à Nice ou de la Croisette à Cannes, mais en plus rustique. Passage obligé par la chapelle Notre-Dame de la Joie dont j’entends un touriste affirmer qu’elle est la plus proche du littoral de France. J’en doute, même s’il est vrai que par forte tempête, il ne doit pas faire bon traîner autour d’elle. Le phare d’Eckmühl, que l’on contourne rituellement, est l’un des monuments les plus visités du Finistère. Un panneau, que nous n’avions pas remarqué l’année dernière, indique la présence près du célèbre édifice d’une chapelle Saint-Pierre. Nous faisons deux fois le tour de la pointe et nous ne la trouvons pas !
Tonton et tata, dans leur Citroën C4, et moi-même, dans mon Fiat Trigano Eurocamp, avons fait ce matin les 132 km du trajet Kéradennec-Domaine de la Joie, à Saint-Guénolé. C’est à Penmarc’h (Sud-Finistère). Cette année, je n’ai pas emmené Roc’h, laissé en chenil près de Morlaix, et je me promets, de ce fait, des vacances reposantes. À peine arrivés, nous sommes allés à l’excellent restaurant Les Ondines, tout proche du camping, où nous avons nos habitudes.
Le camping de Poul Rodou, à quinze minutes de Kéradennec, avait été racheté par des Anglais. Après y avoir fait des travaux, l’an dernier, notamment la réfection du bar, ils semblent avoir pris la fuite. Bar fermé, herbes envahissantes, camion abandonné sur le chemin d’entrée. C’est un spectacle de désolation que sont venus constater tonton et tata, qui ont fréquenté l’établissement pendant de nombreuses années. Un site remarquable, une vue imprenable sur la mer, une plage sympathique à cent mètres. Pourquoi ça coince ?
Attendus lundi prochain, mon oncle et ma tante de Chazay-d’Azergues sont arrivés ce vendredi soir. Vers 19 h 15, alors que je faisais mes courses à Géant, tata m’a appelé sur mon portable pour me dire successivement « Où tu es ? » et « On est chez toi ». Et moi qui n’avais pas fait mon ménage ! Je sais tata très pointilleuse sur ce chapitre. N’importe. Bien content de les retrouver, je me suis précipité à la maison.
L’expression « vieux chevaux de retour » ne s’applique pas aux deux juments déjà vues l’année dernière, qui ont occupé cette année encore le pré voisin, de la mi-mai à la fin juin. C’était juste pour faire un titre ! En pleine force de l’âge, elles étaient cette fois accompagnées par deux nouveaux poulains. Celui de 2007, en pleine adolescence, a sans doute préféré passer ses vacances avec sa copine. Ce 23 mai à 9 h 01, la petite famille fait la grasse matinée.
17 h 21. Le char de la société SBMP, suivi de sa remorque sur la-quelle tu trônes, fier Countax, entre dans ma propriété. L’émotion m’envahit. J’ai tant attendu, tant rêvé cet instant. Près de cinq mois de séparation ! Aussitôt le livreur parti, je t’enfourche. Ta manette de frein/dé-brayage, naguère si dure, est d’une infinie douceur. Tu réagis au quart de tour à la moindre de mes sollicitations. Nous tondons sans relâche, en totale connivence, pendant 40 minutes. Cela suffit. Je ne veux pas te fatiguer. Je te promets de te ména-ger à l’avenir. Nikkari, ma caractérielle débroussailleuse, se char-gera des hautes herbes, quand ça lui chantera. Les zones diffici-les d’accès seront confiées à la toute jeune Honda. Tu verras, nous aurons encore de belles heures. J’adore les fins de début de saison de tonte.