Pierre Quentel venait de finir d’installer l’exposition de ses œu-vres, salle « Le Préau » à Locquénolé, quand les quatre partici-pants à la sortie organisée par Julien Simonklein, l’animateur de Domitys Morlaix, ont investi les lieux. Mince et élancé, le regard pénétrant, Pierre Quentel est artiste jusqu’au bout des doigts. Dans sa peinture, il y a de la danse et de la musique, même quand il ne montre pas des danseurs et des musiciens. Il y a aussi beaucoup de poésie, même quand il n’illus-tre pas les courts poèmes de Catherine Chartier, l’écrivaine des Monts d’Arrée. Ouverte hier lundi 4 août, l’exposition fermera le lundi 11 août. Précipitez-vous !
J’ai posé la question suivante à ChatGPT(ℹ)Chat Generative Pre-trained Transformer (générateur de discussion pré-entrainé) : « Explique-moi simplement ce qu’est l’intelligence artificielle générative ». Sa réponse est dans la vidéo ci-dessus. La présentation de l’intelligence artificielle (IA) proposée par Julien et envoyée de son ordinateur sur la télévision du salon de la résidence Domitys de Morlaix a fait salle comble. Elle était claire, simple et amusante. J’ai parfois utilisé cet outil en mode texte mais je n’avais jamais testé ses aptitudes à la conversation orale, à la création d’images et à la tranformation d’images existantes.
SIDÉRANT. L’imitation de la voix humaine, la fluidité du débit, le ton sont d’un réalisme époustouflant. On rigole au souvenir des voix de synthèse des anciens jeux du siècle dernier. Tout au long de la séance ont été soulignés les dangers d’une trop grande confiance dans la personne qui cause dans l’ordi. Ne pas en faire sa confidente. Ne pas lui donner trop de détails sur sa vie, son entourage, son numéro de carte bancaire !
FAIT AUSSI DES ERREURS. Un des résidents, connu pour son amour de la poésie, a demandé à L’IA de créer un poème avec une ambiance automnale. La bête a fourni un texte d’apparence poétique, n’oubliant pas les feuilles mortes mais non rimé. Impossible de lui faire produire des alexandrins ! Le même résident, décidément polyvalant, a posé une colle mathématique à l’IA : combien font un tiers et demi de 100 ? La voila embarquée dans 100:3=33,33 plus la moitié de 33,33 soit 16,665 = 49,995. Errare IA est. La bonne réponse est : (1/3) + (1/3)/2 = 1/3 + 1/6 = 2/6 + 1/6 = 3/6 = 1/2 = 0,5. Et : 100 x 0,5 = 50. Attention aussi aux mots employés dans la requête. Julien demande à l’IA de s’adresser « à l’assemblée ». L’IA s’adresse derechef aux députés de l’Assemblée nationale !
MONTRE-MOI UN CHAT. Bien clore une demande avant d’en faire une nouvelle. L’IA croit qu’on est toujours sur la demande de créer l’image d’un village breton quand on souhaite qu’elle montre un chat. Et voilà le chat sur fond de village breton ! La manipulation d’images existantes est impressionnante et suscite l’inquiétude quand on réalise qu’elle peut installer quelqu’un dans un lieu où il n’était pas. Une photo prise lors d’une sortie des résidents montre une dame sur une balançoire. On veut l’effacer. Exit la dame ! Et ajouter sur et autour de la balançoire des enfants jouant. Voilà, c’est fait ! À l’écrit ou à l’oral, c’est pareil. L’IA peut faire exprimer à quelqu’un une opinion contraire à la sienne.
UNE ROUBLARDE. L’intelligence artificielle s’ingénie à nous faire croire qu’elle crée et invente. Il n’en est rien. Elle n’est qu’un puissant calculateur qui agence ce que contient sa banque de données gigantesque selon la demande qui lui est faite, en tenant compte des préférences qu’on lui a signalées (choix du type de réponse, de la voix, du ton, de l’humeur, etc). Cette base de données s’alimente en permanence de ce qui se publie sur le web, de ce que des cohortes de programmeurs dans le monde lui injecte, de nos conversations avec l’intelligence artificielle. Elle apprend, comme nous, de ses erreurs et, comme nous, n’en tient pas toujours compte !
PAS ÉMOTIVE MAIS MANIANT L’HUMOUR. Contrairement à nous, l’intelligence artificielle n’a pas conscience d’exister et elle ne ressent aucune émotion. Elle peut, à l’occasion, provoquer de l’émotion chez ceux qui la regardent, l’écoutent ou la lisent mais c’est sans faire exprès. Il lui arrive aussi d’être rigolote. Julien propose à l’IA programmée pour être son assistante personnelle de la prénommer Alfred. Sur un ton enjoué, l’IA accepte et ne peut s’empêcher de commenter en soulignant que ce prénom lui évoque celui d’un majordome !
PAS COOL POUR LA PLANÈTE. Si l’accent a bien été mis sur les dangers de l’intelligence artificielle, on n’a pas abordé dans l’heure et demi impartie à l’atelier le problème du bilan carbone des centres de données. Selon Forbes, une requête sur un assistant IA consomme jusqu’à dix fois plus d’électricité qu’une recherche dans un moteur de recherche classique. « Cela pose la question de notre rapport aux outils numériques : comment utiliser l’intelligence artificielle de manière raisonnée, sans multiplier inconsidérément les besoins en ressources ? », questionne le magazine américain. J’apprends que les initiatives se multiplient en Europe pour chauffer logements et bureaux avec l’énergie résiduelle des centres de données. On finit donc ce compte rendu sur une note d’espoir !
Les photos 17 à 24 sont en 3D. Elles se regardent avec des lunettes anaglyphes (verre œil gauche rouge, verre œil droit cyan). Meilleur effet relief avec une acuité visuelle en bon état pour les deux yeux. Gardez sur le nez vos lunettes correctives.
La Maison du Peuple de Morlaix a été inaugurée en avril 1925. Elle est une des deux dernières de Bretagne avec celle de Saint-Malo. Son centenaire a été célébré ce samedi 19 avril 2025.
LE MINI-CONCERT. La chose s’est déroulée sur le modèle de la Journée du Patrimoine annuelle : expositions et concert. Le Théâtre de la Corniche s’est une nouvelle fois acquitté de ce dernier. C’est la quatrième prestation de cette brillante troupe morlaisienne à laquelle j’assiste. Outre son fondateur, Claude Bonnard(ℹ) J’ai interviewé Claude Bonnard pour Le Télégramme en 1971, alors qu’il était directeur de la Maison des jeunes (MJC) de Morlaix., elle était cette fois composée de trois autres artistes que je ne connaissais pas : Antoine Asnar, Eva Hella Langlois, Olivier Cloarec, tous très talentueux. Au programme, des chansons tristes et des chansons rigolotes pour retracer de façon non exaustive un siècle d’histoire sociale dans notre pays. J’ai aimé la vivacité et la gestuelle d’Eva.
LES DEUX EXPOS. Dans une des nombreuses salles des nombreux étages des nombreux bâtiments de la vénérable Maison pour Tous de Morlaix deux expositions s’offraient à la vue des visiteurs. Sous forme de panneaux issus d’un gros travail de documentation et de mise en page, elles retraçaient l’une les 100 ans d’histoire de l’établissement, l’autre la vie d’Yves Guyader, ouvrier tonnelier et pionnier du mouvement ouvrier morlaisien à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.
OÙ JE PRENDS DE L’ÂGE. Deux éléments me rappellent que je ne suis pas né de la dernière pluie bretonne : le souvenir de ma première rencontre avec Claude Bonnard, il y a près de 55 ans et le fait que je ne reconnaisse plus grand monde dans l’assistance aujourd’hui. À part bien sûr mes deux anciens collègues du quotidien régional « Le Télégramme », Alain et Anne-Marie Quesseveur, respectivement secrétaire et archiviste du Comité de la Maison pour Tous.
LES EXTRAITS DE CHANSONS DANS LA VIDÉO
LES SARDINES.– Année : 1963. Paroles et musique : Pierre Louki (1920-2006). Gens de Pantin ou bien gens de Puteaux…
LA CRISE EST FINIE.– Année : 1934. Auteurs : Lenoir / Colpe / Waxman. On dit partout : Ça ne va pas/La crise par-ci, la crise par-là…
AU DEVANT DE LA VIE.– Année : 1936. Paroles : Jeanne Perret. Musique : Dimitri Chostakovitch. Chant de lutte des Auberges de Jeunesse né avec le Front Populaire. Ma blonde, entends-tu dans la ville/Siffler les fabriques et les trains ?…
A GALOPAR.– Poème de Rafael Albertí (1902-1999), devenu l’hymne des Républicains espagnols après sa mise en musique par Paco Ibanez. Las tierras, las tierras, las tierras de España…
COMPLAINTE DU PARTISAN.– Londres, 1943. Anna Marly (Anna Betoulinski) et Emmanuel d’Astier de La Vigerie. Un vieil homme dans un grenier/Pour un jour nous a cachés…
MAI 68.– Paroles et musique : Jean-Michel Caradec (1946, Morlaix – 1981, Rambouillet). Peintres évoqués : Julio (le Parc, expulsé), Pablo (Picasso). La branche a cru dompter ses feuilles/Mais l’arbre éclate de colère…
CHÔMAGE AU FOND DE LA VALLÉE.– Parodie (1994) d’après “Les trois cloches”. Auteurs : Jean Villard, Chanson plus bifluorée. À l’atelier on l’admire/On assure son avenir/À la prison de Fleury…
PREMIER MAI.– Paroles : Gaston Couté (1880-1911). Musique : sur l’air du « Temps des cerises » de Jean-Baptiste Clément. C’est le Premier Mai. Debout, camarades !/Pour les travailleurs, pour les ouvriers…
La commémoration de la libération de Plouigneau a été exceptionnelle, en présence des familles de trois tankistes américains tués en août 1944. Des hommages ont été rendus au 15th Cavalry Group Mechanized et à son commandant. Plusieurs cérémonies ont eu lieu, incluant un dépôt de gerbes et des chants patriotiques. Des vétérans ont été honorés avec des médailles et des diplômes. Des concerts de rock et de country ont également eu lieu au camp américain.
La commémoration sur deux jours de la libération de Plouigneau (Finistère nord) a aussi été exceptionnelle cette année par la présence des familles de George Palmateer, Ira Hamden et Lloyd Wade Stewart, trois tankistes américains tués lors des combats du 9 août 1944.
DEVANT LA STÈLE. Dimanche matin, place aux cérémonies officielles. Un hommage a d’abord été rendu au « 15th Cavalry Group Mechanized », à l’entrée du bourg, devant la stèle dédiée à son commandant, le lieutenant Robert Hamsley (devenu ensuite colonel), décédé le 11 avril 2018, à Lawrenceburg dans le Tenessee, à l’âge de 98 ans. Pour libérer plusieurs communes du nord de la Bretagne, Robert Hamsley avait désobéi à sa hiérarchie, qui lui enjoignait de rejoindre Saint-Brieuc au plus vite. Le « 15th Cavalry Group Mechanized » faisait partie de la Task Force A, dépendant de la 3e armée Patton. Après la relation des faits survenus à Plouigneau par Daniel Picart, l’un des organisateurs de « Une journée en enfer », Jérémy Meuro, le maire de Plélo (Côtes-d’Armor), autre commune libérée par la colonne Hamsley, a pris la parole, avant de la céder à Joëlle Huon, maire de Plouigneau, les deux édiles jouant chacun pour l’autre le rôle de pied de micro. Dépôt de gerbes, sonneries, émotion des familles américaines lors de la diffusion de leur hymne national, puis on s’est dirigé au son du biniou vers le monument aux morts, au centre du bourg, pour un hommage à tous les combattants.
AU MONUMENT AUX MORTS. La présence imprévue d’Henri Venner, 102 ans, bon pied bon œil, a ravi les organisateurs qui l’ont associé à la cérémonie en l’invitant à accompagner Joëlle Huon, maire de Plouigneau, pour son dépôt de gerbe. Originaire du Finistère, Henri Venner était parti de Saint-Brieuc en 1942 pour rejoindre Londres. Il est un des derniers membres des Forces Françaises Libres (FFL). La chorale locale « Cantarelle » a chanté « La Marseillaise », le « Chant des Partisans » et l’enjouée « Fleur de Paris » dont le début a été perturbé par les cloches de l’église sonnant midi.
À L’ÉCOMUSÉE. Après un lâcher de pigeons, il était temps de se diriger vers l’écomusée pour le pot de l’amitié et la remise, par les maires des deux communes libérées, des médailles, des diplômes et des ardoises pour honorer les vétérans disparus. L’après-midi, je suis retourné au camp américain pour assister à une partie du concert de musique rock et country par « Danny Fletsher & Co » et au battage à l’ancienne par les « Amis de l’écomusée ». La moto à chenilles clôt la vidéo.
La commémoration de la libération de Plouigneau a pris un tour exceptionnel avec l’événement « Une journée en enfer » sur deux jours. Un convoi militaire s’est déplacé avec des véhicules d’époque. Une exposition et des démonstrations ont été organisées par des associations de collectionneurs.
La commémoration de la difficile libération de Plouigneau, près de Morlaix (Finistère nord), a pris un tour exceptionnel cette année. La manifestation intitulée « Une journée en enfer » s’est déroulée sur deux jours, le samedi 29 et le dimanche 30 juillet 2023. Le camp militaire américain a été reconstitué avec précision sur le pré où il s’était installé, le 8 août 1944, avant que l’arrivée d’une colonne allemande ne déclenche la sanglante bataille du 9 août. Samedi à 10 h, un convoi militaire d’une quinzaine de véhicules d’époque est parti du camp pour rejoindre Morlaix, où il a créé la surprise des passants en ce jour de marché. Il a ensuite rejoint le camp en passant par diverses communes environnantes. L’après-midi, j’ai visité l’exposition à l’entrée du camp. Un peu à l’étroit dans son barnum, vu le nombre d’objets présentés et le nombre de visiteurs, elle a laissé de la place à quelques sièges pour voir en continu la vidéo de membres du Conseil Municipal des Jeunes, qui ont interrogé des témoins des événements. À l’intérieur du camp, l’association morlaisienne « Calandre et Torpédo », dont mes lecteurs savent que je suis fan, montrait quelques voitures anciennes d’avant 1945. Derrière son stand, Maud Le Coic, incollable sur le rationnement, évoquait les 100 g de riz autorisés par mois et le café à la chicorée. Deux associations de collectionneurs, « MVCG Bretagne » et « Bretagne 39-45 », ont mis à disposition leurs véhicules et maté-riels, proposant des démonstrations et animations autour de la reconstitution du camp.
Découvertes gisantes dimanche peu avant 13 h, les deux boîtes aux lettres vandalisées dans la nuit ont été remplacées ce mer-credi. Après la première destruction, en 2017, on avait attendu une semaine ; après la deuxième, en 2019, trois semaines. Donc record battu. Merci La Poste.
Ma boîte aux lettres ainsi, cette fois, que celle de mon nouveau voisin ont été détruites sauvagement pour la troisième fois. Je soupçonne un entrepreneur de Saint-Pol-de-Léon, qui a effectué des travaux chez moi, d’être impliqué. Mon voisin, qui a également eu des problèmes avec cet entrepreneur, attend impatiemment qu’il revienne pour terminer les travaux.
Ma boîte aux lettres est une troisième fois démolie. Elle est ac-compagnée dans son malheur par celle de mon nouveau voisin. Dans la nuit de samedi à dimanche, les deux victimes postales ont été sauvagement arrachées du poteau qui les portait. L’acte volontaire ne fait guère de doute comme, en 2019, pour le deuxième massacre qui n’avait concerné que ma boîte et non celle de mes précédents voisins. J’ai donc recherché qui pouvait m’en vouloir à ce point. Je n’ai pas trouvé tant dans ma vie privée que dans ma vie de journaliste quelqu’un à qui j’aurais consciemment fait du tort. Me sont alors revenus en mémoire mes problèmes avec un entrepreneur de Saint-Pol-de-Léon qui est intervenu plusieurs fois sur ma maison et dans mon jardin. Basé à une trentaine de kilomètres de chez moi, il venait rarement, mais j’avais constaté dès la première des-truction des boîtes, en 2017, qu’il venait toujours peu de temps après l’événement me demander de nouveaux travaux. En 2021, quand deux grosses branches de mon hêtre tricentenaire étaient tombées, bloquant mes deux voitures, il m’avait présenté un devis exorbitant de 5 000 euros pour les dégager et couper un arbre qui menaçait ruine à l’orée du bois. Arguant que le travail avait été ré-alisé en deux fois moins de temps que prévu et que l’enlevage d’un arbre tombé précédemment n’avait pas été fait, j’avais obte-nu un rabais de 1 000 euros. Pas certain d’avoir payé le juste prix ! Mon voisin, qui ne partage pas mes soupçons sur l’entrepreneur saint-politain, l’a aussi employé pour sa maison et son jardin. Il attend impatiemment qu’il revienne pour des travaux non termi-nés. Les terminés ne semblent pas lui avoir donné entière satisfaction. La destruction de sa boîte aux lettres me donne envie de lui dire : « Bienvenue au club » !
Invité à une cousinade dans l’Ain, j’ai découvert l’existence dans ma famille de Majdouline Zerari, une mezzo-soprano renommée. La voici interprétant le Duo des Fleurs de Lakmé.
Vidéo, 4 mn 7 s. Lakmé, de Léo Delibes. Le Duo des fleurs. Sabine Devieilhe et Majdouline Zerari.
J’ai été invité à une cousinade dans l’Ain, au cœur de la Dombes. Dans la famille de ma grand-mère maternelle, plus précisément dans celle de mes hôtes, j’ai découvert l’existence d’une mezzo-soprano renommée, Majdouline Zerari. Ma connaissance de l’opéra et de ses interprètes est extrême-ment limitée. Pire : j’ai tendance à zapper lorsque je ne comprends pas les paroles, car la beauté de la voix ne me suffit pas. Dans cette magnifique interprétation du Duo des Fleurs, de Lakmé, je n’ai pas eu cette difficulté de compréhension. J’espère ne pas avoir fait trop d’erreurs dans le sous-titrage de cette vidéo. Bonne vision et bonne écoute.
LAKMÉ, DE LÉO DELIBES
L’HISTOIRE.– Le Duo des fleurs est un air qui fait partie de l’opéra Lakmé écrit par Léo Delibes. L’histoire se déroule dans l’Inde britannique du XIXe siècle. Elle raconte un amour impossible entre Gérald, un officier de l’Empire britannique et Lakmé, fille du prêtre d’un temple.
LE DUO DES FLEURS.– Lakmé (soprano) et sa servante Mallika (mezzo-soprano) chantent leur barcarolle lyrique grandiose alors qu’elles s’en vont ravies cueillir des fleurs exotiques pour orner leur temple, sur les rives paradisiaques et merveilleuses d’un ruisseau et son étang (avant de rencontrer Gérald à leur retour, dont Lakmé tombe éperdument amoureuse pour l’éternité…).
MEZZO-SOPRANO.– (littéralement « à moitié soprano » en italien) C’est la voix qui se situe entre les voix de soprano et de contralto. La voix mezzo est très similaire à celle de la soprano et s’étend du la2 au la4 (seulement deux notes au-dessous de la soprano), mais a un timbre plus rond et chaud avec des sonorités davantage dans le grave et le médium. Les Mezzos reçoivent habituellement des rôles secondaires dans l’opéra à quelques exceptions près (Carmen de Bizet est une mezzo-soprano).
Ainsi se termine la série de trois épitres de Clément Marot. Je les avais apprises par cœur dans mes années lycéennes mais j’ai dû les réapprendre. Je n’ai pas une mémoire d’éléphant. Parmi mes morceaux choisis dans le Lagarde et Michard consacré au XVIe siècle, arrive François Rabelais. Un extrait de Gargantua et un extrait de Pantagruel seront livrés en vidéos.
Glossaire
valet de Gascogne.– Le « Gascon » est réputé menteur et voleur, et c’est ainsi qu’on le trouve chez Marot et chez Montaigne.
Pipeur.– Trompeur.
hart.– Corde du gibet.
hillot.– Garçon (mot gascon, prononcez iyott).
aposthume.– Tumeur, enflure.
Si.– Aussi.
onques puis.– Jamais depuis
Pour si petit.– Pour si peu.
Saie.– Casaque.
fors.– Sauf (cp hors)
chatouilleux de la gorge.– Parce qu’il est menacé de la « hart » (voir ci-dessus).
monté comme un Saint Georges.– Qui combattit, à cheval, un terrible dragon.
finer.– S’acquitter.
Ains.– Mais.
cuisse héronnière.– Maigre comme celle d’un héron.
pour autant.– parce que
Messieurs Braillon, Le Coq, Akakia.– Louis Braillon, Antoine Le Coq et Martin Akakia : trois illustres médecins de la Cour.
aller jusqu’à quia.– À la dernière extrémité (quia = parce que… Réponse de celui qui reste sans argument).
taillé de.– capable de.
meurs.– mûrs
longtemps a.– il y a longtemps que
juleps.– potions.
dépendu.– dépensé.
ce néanmoins.– malgré cela.
si voulez rien prêter.– si voulez prêter quelque chose (latin rem).
Montauban compte 450 cartes postales, plus que les 311 de Castelsarrasin. Cette collection qui appartenait à mon père, a été partagée avec mon frère et ma sœur. Après Montauban, Bruniquel sera la prochaine étape avant de s’intéresser à la Gironde.
430. MONTAUBAN.- Jésus au milieu des Docteurs – Tableau d’Ingres. Numéro : 00791. Date : 08/08/1906. Destination : Auch (Gers)
Cette septième série termine la présentation de mes cartes pos-tales de Montauban. Il y en a 450. C’est davantage que les 311 de Castelsarrasin. Normal : Montauban est la préfecture et Castel, comme on l’appelle couramment, la seule sous-préfecture du dé-partement. La première est plus peuplée que la seconde. Le nombre d’éléments est une des motivations du collectionneur. Tout comme le nombre de “J’aime” pour les rédacteurs d’un post sur un blog (suivez mon regard, au pied de celui-ci). En l’occur-rence, je ne suis pas le collectionneur puisque que cette collec-tion est ma part de celle de mon papa, partagée avec mon frère et ma sœur. Après Castelsarrasin, Moissac et Montauban, on va s’attaquer à Bruniquel. Et ce sera tout pour le Tarn-et-Garonne. Avant de s’intéresser à la Gironde.