La ville de Moissac n’est qu’à sept kilomètres de Castelsarrasin mais je ne la fréquentais guère lors de mes vacances adolescen-tes. Je la traversais parfois quand je m’offrais une balade à vélo jusqu’à Valence d’Agen. Ce n’est qu’en octobre 2010, à 66 ans, que j’y ai arrêté mon ex-fourgon aménagé pour enfin visiter le fameux cloître et l’église Saint-Pierre.
Tous les mercredis d’été sont organisées, près du phare d’Eckmülh, les « Noz de Penmarc’h ». Ces festoù-noz sont très prisés des touristes. Certains n’hésitent pas a suivre les cours de danse bretonne dispensés le jour même, dans l’après-midi. Je ne pratique pas, bien sûr, cet exercice, mais j’aime ces réunions où chacun, toutes classes sociales confondues, semble vraiment s’amuser sans complexe. À l’annonce d’une nouvelle danse, les plus aguerris montrent les pas aux néophytes. Ce soir, le kan ha diskan chanté par un couple a mis le feu, comme dirait Johnny, et un groupe de quatre musiciens l’a attisé.
Quand on est au Domaine de la Joie, la promenade vers Saint-Pierre et retour est un grand classique, à l’instar de la Promenade des Anglais à Nice ou de la Croisette à Cannes, mais en plus rustique. Passage obligé par la chapelle Notre-Dame de la Joie dont j’entends un touriste affirmer qu’elle est la plus proche du littoral de France. J’en doute, même s’il est vrai que par forte tempête, il ne doit pas faire bon traîner autour d’elle. Le phare d’Eckmühl, que l’on contourne rituellement, est l’un des monuments les plus visités du Finistère. Un panneau, que nous n’avions pas remarqué l’année dernière, indique la présence près du célèbre édifice d’une chapelle Saint-Pierre. Nous faisons deux fois le tour de la pointe et nous ne la trouvons pas !
Aujourd’hui, nous avons fait une promenade à pied, du camping à Saint-Pierre et au phare d’Eckmühl. Au retour, Ro’ch m’a échappé et a agressé un petit chien de passage, dont le propriétaire s’est courageusement attaqué à ma tante, la faisant tomber. Elle n’a fort heureusement rien eu de cassé, selon la radio effectuée le lendemain à Pont-l’Abbé. J’envisage sérieusement de me séparer de Roc’h. À moins de trouver une pension proche de chez moi, où je pourrais le laisser quand je pars en voyage.