Années 50 : Gérard Dantin et moi (dans la carriole) sur le chemin de la ferme.
Nous avons beaucoup joué avec cette « carriole », Gérard Dantin et moi, dans les années 50. Il est ici le transporteur, je suis le pas-sager. Gérard a été mon meilleur copain à Castelsarrasin, avant qu’il émigre à Paris avec ses parents. Je le retrouvais chaque an-née aux grandes vacances. C’est chez lui que j’ai écouté pour la première fois un 45 tours d’un chanteur prometteur, un certain Jacques Brel.
Arbre toujours dépouillé. À quand le printemps ? Dim 01.04.2007.
Pas de changement dans cette deuxième photo mensuelle du hêtre (voir le 1er mars). Temps gris et averses fréquentes. Vivement le printemps ! À propos des vaches (voir le 10 mars), elles ne sont venues que quelques jours dans le pré d’à côté. Elles rentraient tous les soirs et revenaient le matin vers midi, après avoir fait la grasse matinée. Je n’ai pas eu l’explication du phéno-mène : peut-être des travaux dans l’étable…
Ma tante de Castelsarrasin m’a donné son exemplaire d’un livre rare : « D 3, Maquis de la Vienne », de Jean Coste, publié en 1945 par la librairie Labouygue, de Poitiers. Rien ne pouvait me faire plus plaisir, mon exemplaire ayant disparu, à Lyon, en même temps que la plupart de mes livres d’enfance. L’ouvrage évoque notamment les actions de mon père, Étienne, à l’intérieur de ce maquis, à partir du 23 juillet 1944 et rappelle son activité clandestine antérieure, depuis 1940. À sa lecture, je me remémore nos jeux de guerre, quelques années plus tard, dans le jardin de Castelsarrasin, où mon copain Gérard Dantin et moi luttions contre lui, avec embuscades, prisonniers et mottes de terre pour munitions. Le ton du livre est un peu daté (on ne parle plus des Allemands comme ça) mais reflète bien l’esprit des maquisards. Ceux qui supportent mal les récits de bagarres devraient s’abstenir. Les autres, cliquez ► ici.
La semaine dernière, je me suis rendu à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) pour assister, le jeudi 15 mars en l’église Saint-Sauveur, aux obsèques d’André Bardagie, un ami de mon père qui était de-venu le mien. Avec sa femme, Jackie, et leurs filles, Nadine, Ser-gine et Géraldine, j’ai passé de bons moments, dans les années 60, notamment au bord de la Garonne où j’ai fait un tour en pè-lerinage, le samedi 17 mars, avant de me promener vers le bassin, la gare et le cinéma Vox, autres lieux chargés de souvenirs. Parti mardi 13 mars à 21 h 34, j’étais de retour en Bretagne le lundi 19 à 9 h 56. Cela a été l’occasion de revoir tatie (la sœur de mon père), chez qui j’avais garé l’Eurocamp, l’un de ses deux fils, Alain, qui m’a fait connaître, le vendredi 16 mars, l’étonnante ► pente d’eau de Montech, et les enfants d’Alain, Angélique et Fabien.
Impossible de retouver ce diaporama sonorisé de 8 photos, disparu après l’effacement accidentel sur le serveur du dossier qui le contenait. Je ne le retrouve pas non plus sur mes précédents ordinateurs. Roc’h et moi avons eu la surprise de constater hier matin 9 mars 2007, que le pré qui jouxte notre terrain au sud et à l’ouest était occupé par une cinquantaine de vaches. Ce n’est pas la première fois que nous avons des vaches pour voisines, mais jamais en si grande quantité. Notre coin de campagne prend un petit air de far-ouest.
Jeu 01.03.2007. Mon hêtre encore dépouillé à l’approche du printemps.
En ce 1er mars, il m’est venu une idée, alors que je regardais, de-puis la fenêtre de la cuisine, mon vieux hêtre, planté devant la maison. Pourquoi ne pas le photographier tous les 1er de chaque mois, du moins quand je ne suis pas en voyage ? Il serait amusant de voir les transformations de l’honorable vieillard au fil des sai-sons. Mon voisin a entendu dire que cet arbre pourrait avoir au moins 300 ans.
Mer 28.02.2007. Catastrophes en chaîne : deux lampes cassées
Pour remplacer ma carte Vitale défectueuse, j’ai besoin de photos d’identité. J’ai voulu les réaliser moi-même, hier. Pour obtenir la lu-mière uniforme requise, je devais déplacer le lampadaire du séjour dans le hall d’entrée, à un endroit répondant aux exigences léga-les de ce genre de photo (fond uni de couleur pâle, blanc exclu). J’ai bien débranché ledit lampadaire, mais je n’ai pas vu que son fil d’alimentation était emmêlé avec celui d’une petite lampe de che-vet qui me sert de lampe d’ambiance lorsque je regarde la télévi-sion. Adieu la lampe de chevet ! Poursuivant ma route, j’ai cogné la verrerie de la lampe principale du lampadaire contre le chambranle de la porte de séparation du séjour et de l’entrée. Adieu la verrerie ! Cet après-midi, je me suis rendu chez mon commerçant en lumi-naires préféré. Le lampadaire a retrouvé son aspect d’origine et la lampe de chevet a été remplacée par une consœur de taille et de couleur presque identiques. J’ai peur que cette mésaventure conforte certains dans l’idée que je ne suis vraiment pas une lumière.
Janvier ou février 1967. Colmar. Le canonnier Saby sur un canon.
Le canonnier photographié dans la caserne du 7e G.A.A.Ma, à Colmar, c’est moi, en janvier ou février 1967, il y a juste quarante ans. Le 7e Groupe d’Artillerie Anti-aérienne de Marine appartenait bien à l’armée de terre, malgré son nom. Le terme marine était affecté aux ex-troupes coloniales qui devaient embarquer sur des bateaux pour rejoindre les colonies. En argot militaire, ceux de l’infanterie de marine étaient appelés marsouins, et ceux de l’artillerie de marine bigors, en référence aux coquillages qui s’accrochent à la coque des navires.
Cet après-midi, petite promenade le long de la rivière préférée de Nicole, le Douron. Roc ’h a pris un bain. Sans insister car l’eau de-vait être plutôt froide. Nous avons traversé le pont de pierre, pom-peusement dénommé pont gaulois.
1/9. Sam 17.02.2007. Un panneau à l’entrée du sentier, côté Plestin.
Cet après-midi, nous nous sommes promenés, Roc’h et moi, à Saint-Efflam, en Plestin-les-Grèves. Pour changer, nous ne sommes pas allés sur la belle plage, trop fréquentée en ce samedi ensoleillé, mais sur le sentier proche du camping. C’est là que passait la ligne de chemin de fer Lannion-Plestin-les Grèves qui a fonctionné du 1er juillet 1916 au 1er janvier 1937. Son exploitation avait été confiée à la Compagnie des Che-mins de fer Armoricains, qui assurait déjà le service entre Morlaix et Plestin. Le Petit Train, qui a contribué à l’essor des stations balnéaires qu’il desservait, est resté dans la mémoire collective. La passe-relle de Saint-Efflam est l’un des vestiges de la ligne, apprend-on sur le panneau installé à l’endroit où le chemin rejoint la route, côté Plestin.