Catégorie : Famille Castelsarrasin

  • La story d’Angélique qui réveille mes souvenirs

    Ma petite-cousine Angélique a posté sur facebook une story qui a attiré mon attention. Elle a découvert qu’une rue prin­cipale de Champagné-Saint-Hilaire porte le nom de mon pè­re, Étienne Saby, frère de sa grand-mère paternelle.

    Je n’aime pas les stories sur facebook en raison de leur lancement automatique, de leur trop cour­te durée qui empêche parfois de lire tout leur contenu et surtout de leur vie éphémère. Mais celle qu’a déposée ma petite-cousine me parle. Angélique a quitté Castelsarrasin pour s’installer en ex-Poitou-Charentes. Elle s’est baladée à Champagné-Saint-Hilaire (Vienne) où elle a dé­couvert qu’une des rues principales du village porte le nom d’Étienne Saby, frère de sa grand-mère paternelle et mon père à moi. Elle dit s’a­percevoir que cette personne de sa famille est plus connue dans sa nouvelle région que dans sa région d’origine, ce qui pourrait bien être vrai, car la rue Étienne-Saby de Castelsarrasin, elle inaugurée après son décès, ne fait que 80 m. Elle conduit à un petit lotissement, le Hameau du Kiosque, créé à l’emplacement du jardin de la ferme Saby, autour d’un bizarre kiosque de style arabo-quelque chose qui servait d’entrepôt d’ou­tils agricoles, du temps de mes vacances dans ladite ferme.
    L’inauguration de la rue Étienne Saby de Champagné-Saint-Hilaire a eu lieu en sa présen­ce, ce qui est assez rare, le 20 octobre 1985. Victor Hugo avait aussi connu la désignation d’une voie à son nom de son vivant mais lui, en plus, y habitait. De sorte qu’on pouvait lui écrire en inscrivant sur l’enveloppe : M. Victor Hugo, en son avenue, à Paris.

    Gérard Dantin et moi (dans la carriole), sur le chemin, dans les années 50.
    Gérard Dantin et moi (dans la carriole), sur le chemin, dans les années 50.

    La voie en terre battue (aujourd’hui goudronnée) qu’on appelait “Le chemin” allait de l’avenue de Courbieu à la ferme Saby. À l’arrière-plan, le jardin de Mme Préher, occupé maintenant par des maisons. La mémé de Castel y étendait à sécher les tenues des joueurs de l’équipe de rugby après la lessive. J’allais souvent le soir chez Mme Préher, au début du chemin, pour bavarder et consulter sa belle collection de papillons du monde entier. D’autres soirs, je m’asseyais avec Delzers, l’un des deux domestiques (ouvriers agricoles vivant à la ferme, pas péjoratif à l’époque), sur le muret qui séparait le jardin de Mme Préher de la cour de la ferme. Très cultivé, il me nommait les étoiles.

    Gérard Dantin, Étienne Saby et moi, au bord du chemin.
    Gérard Dantin, Étienne Saby et moi, au bord du chemin.

    Derrière sur un terrain de la ferme, des poiriers. Sur cette parcelle sera construite plus tard la maison de tonton Serge et de tatie Jeannette (sœur d’Étienne).

    30.03.2007D 3. Maquis de la Vienne🛈
    Ma tante de Castelsarrasin m’a donné son exemplaire d’un livre rare : “D 3, Maquis de la Vienne”, de Jean Coste, publié en 1945 par la librairie Labouygue, de Poitiers. Rien ne pouvait me faire plus plaisir, mon exemplaire ayant disparu, à Lyon, en même temps que la plupart de mes livres d’enfance.

    03.03.2008Maquis D3. Le temps des honneurs🛈
    Fin novembre dernier, au retour d’un voyage d’études en Dordogne, ma sœur, Marie, est passée par Champagné-Saint-Hilaire où elle a reçu un accueil qu’elle ne pourra pas oublier. À cette occasion, M. Maurice Gourdeau, ancien maire de la commune,…

    Sur le web

    13.04.2014Biographie d’Etienne SABY🛈Sur champagne-saint-hilaire.reseaudesvilles.fr
    Ce document présente la synthèse d’un travail biographique réalisé par Monsieur Louis Vibrac habitant à Limes 86160 Champagné-Saint-Hilaire. Dès la défaite de la France, Étienne Saby ne transige pas. Il n’a pas 20 ans en 1940 et il va se ranger tout de suite du côté de De Gaulle, dans la Résistance…

    vues

  • Bruniquel. Au pied de la grotte

    S

    ur le trajet Monestiés-Castelsarrasin, à peu près à mi-chemin, se dresse Bruniquel. Ce village, lui aussi classé parmi les plus beaux de France, s’agrippe à une colline. Un château rendu célèbre par le film « Le Vieux fusil » le domine. Mais ce n’est pas en tant que cinéphile que je suis attaché à Bruniquel. C’est parce que se trouve à proximité une grotte préhistorique chère à mon cœur. Aujourd’hui, pour le repas de midi, j’ai fait étape juste en dessous d’elle, au pied de l’escarpement rocheux où elle est aménagée.
    J’ai bien envie d’en tirer prétexte pour raconter comment est née ma passion pour nos lointains ancêtres et comment cette grotte, témoin de leur existence, a fait irruption dans la mienne un beau jour d’été. Si vous êtes pressés, ne lisez pas la suite : je crains d’avoir été un peu long !

    NUIT BLANCHE
    Mon amour pour la préhistoire naquit très précisément à Castelsarrasin, au milieu des années 50, le soir que Costa, un ami de la famille, m’apporta deux livres sur le sujet en me disant sobrement : « Demain matin, on va chercher des pierres. On t’emmène ». Les pierres en question n’étaient rien moins que des outils préhistoriques. Leur récolte dans les champs n’était pas encore interdite. Piètre lecteur d’ordinaire, hors bandes dessinées, je dévorais les deux bouquins d’un trait, m’offrant une de mes premières nuits blanches. Quand la voiture arriva, au petit jour, j’étais prêt.
    Bizarrement, moi qui pourrais marcher sur un parterre de champignons sans les voir, j’étais assez bon dans l’identification des haches, racloirs, poids de filet, coups-de-poing (aujourd’hui appelés bifaces) et autres ustensiles. De sorte qu’au fil de nos expéditions, à un endroit pour le paléolithique (pierre taillée), à un autre endroit pour le néolithique (pierre polie), je m’en constituais vite une belle collection, disparue depuis dans les aléas de l’existence. Je me remémore le sourire narquois du pépé de Castel quand nous lui montrions nos « cailloux ». Il y voyait davantage l’œuvre du soc des charrues que de la main de l’homme.

    UNE JOURNÉE DANS LA PRÉHISTOIRE
    À peu près dans les mêmes années, mon père, Étienne, et un de ses copains, Michel, décidèrent pour préparer un concours de s’isoler une semaine dans une… grotte préhistorique mise à leur disposition par son propriétaire, un certain M. Brousse, de Montauban. Ma joie quand ils me proposèrent d’y passer la première journée avec eux et mon excitation dans la voiture qui nous emmenait à Bruniquel, je m’en souviens com­me si c’était hier. J’imaginais un tunnel obscur sous la montagne et je ne comprenais pas comment on pouvait y vivre, de nos jours. Ma surprise en fut d’autant plus grande. Nous avons traversé l’Aveyron dans la barque du passeur puis emprunté le chemin de terre longeant la rivière à sa gauche et la montagne à sa droite. Au bout de 200 ou 300 mètres, nous étions sous l’objectif, qui me parut situé à une hauteur himalayenne, du haut de mes 11, 12 ans.
    En réalité, la grotte Brousse s’ouvre au flanc d’une paroi rocheuse, à 6 ou 7 mètres au dessus du sol. On y accède par un « escalier » à la pente proche de la verticale, fait de grosses pierres sommairement posées. Elle se compose d’un porche, d’une chambrette qui donne sur une terrasse à ciel ouvert où débouche une autre petite cavité, la cuisine. La terrasse est dotée d’un parapet de pierres sèches, d’un évier, d’un four, d’une table, le tout en pierre et maçonnerie et de construction plus récente. Je n’oublierai jamais cette expérience singulière d’avoir été un jour un garçon préhistorique.

    J’AI RETROUVÉ « MA » GROTTE
    Le jeudi 16 juillet 1998, lors d’une énième balade dans ce Tarn-et-Garonne montagnard qui offre, à quelques kilomètres de Montauban, un surprenant dépaysement, je me suis mis à la recherche de ma grotte. Je l’ai trouvée, malgré les changements intervenus dans son environnement. Le chemin de terre est devenu une route dûment goudronnée que l’on atteint en franchissant un pont, à quelques centaines de mètres en aval de l’endroit où traversait la barque du passeur de ma jeunesse.
    J’ai parlé de ma découverte à mon cousin Alain. Il connaissait, lui aussi, la grotte Brousse, mais contrairement à moi il ne l’avait jamais perdue de vue. Une expédition en famille fut décidée pour le surlendemain.

    PLUS DE QUARANTE ANS APRÈS…
    Le samedi 18 juillet 1998, vers midi, Alain, ses enfants Angélique et Fabien et moi-même, gravissions l’« escalier ». Nos femmes, Nicole et Maryse, avaient préféré rester en bas.
    En se payant le culot de pousser la porte sous le porche, ce que je n’aurais peut-être pas pensé ou osé tenter, Alain m’a fait un beau cadeau. Elle n’était pas fermée à clé. Plus de 40 ans après ma première visite, je retrouvais la chambre, la terrasse, la cuisine. Seuls manquaient dans la chambre les deux lits et sur la terrasse la poulie qui servait à hisser le panier de victuailles au retour des courses au village. La vue plongeante sur l’Aveyron était maintenant en partie masquée par les arbres mais le spectacle restait magique.

    COURRIER À LA MAIRIE DE BRUNIQUEL
    Rentré en Bretagne, j’ai écrit au service du cadastre de la mairie de Bruniquel pour essayer de savoir si l’abri sous roche appartenait toujours à la fille de M. Brousse. Il ne me fut pas répondu. Alain me dira par la suite qu’il est possible que la grotte soit sur le territoire d’une commune voisine. J’ai laissé tomber. Mais je dois avouer avoir caressé un moment le rêve insensé, voire déraisonnable à nos âges, au cas où elle aurait été à vendre à un prix acceptable, d’en faire notre résidence estivale.
    Ma visite suivante, en 2001, me réserva une déception. Un parasol déployé sur la terrasse était visible d’en bas. Une barrière confectionnée avec des branches fermait l’accès à l’« escalier ». De « ma » grotte, quelqu’un s’en servait, y avait pas d’doute ! Les occupants s’étant momentanément absentés, semblait-il, je quittais les lieux sans attendre.
    Tous les adultes qui m’ont un jour ou l’autre accompagné à Bruniquel ont quitté ce monde. Étienne, Nicole, Maryse, Alain, je vous revois au pied de cette roche très ancienne. J’aimerais beaucoup qu’elle soit un indice de votre éternité.

  • Rapporté de Castel des photos très anciennes

    Lors de mon récent voyage à Castelsarrasin, tatie m’a confié quelques photos de famille (certaines prêtées pour scannage, d’autres données).
    Les voici, plus deux que j’avais déjà, sans autre commentaire que : « Ce sont mes racines, bon sang ! ».

    vues

    Notifié sur facebook-jfsblogs, facebook-jfsaby, bluesky, flickr, instagram
    linkedin, medium, pinterest, threads, tumblr, X-jfsaby, X-Jfs29Jean, vivaldi

  • Maquis D3. Le temps des honneurs

    Dim 20.10.1985. Inauguration de la rue Étienne Saby, en sa présence, à Champagné-Saint-Hilaire.

    ► Ouvrir le KeeBook (21 pages)

    Fin novembre dernier, au retour d’un voyage d’études en Dordo-gne, ma sœur, Marie, est passée par Champagné-Saint-Hilaire où elle a reçu un accueil qu’elle n’oubliera pas. À cette occasion,
    M. Maurice Gourdeau, ancien maire de la commune, lui a remis les textes des discours prononcés par notre père, le 13 août 1985, lors du 41e anniversaire de la libération des prisonniers sénégalais, et par lui-même, le 20 octobre suivant, lors de l’inauguration de la rue Étienne Saby.
    Ces documents apportent une nouvelle contribution à la mémoire du maquis D3. Ils font l’objet d’un KeeBook, tout comme précé-demment « D 3 Maquis de la Vienne », l’ouvrage de Jean Coste.

    Voir aussi

    30.03.2007D 3. Maquis de la Vienne🛈Sur jfsaby.fr
    Ma tante de Castelsarrasin m’a donné son exemplaire d’un livre rare : « D 3, Maquis de la Vienne », de Jean Coste, publié en 1945 par la librairie Labouygue, de Poitiers. Rien ne pouvait me faire plus plaisir, mon exemplaire ayant disparu, à Lyon, en même temps que la plupart de mes livres d’enfance.

    22.04.2007D3, maquis de la Vienne : 11 pages nouvelles🛈Sur jfsaby.fr
    Jean Coste a fait publier en 1975 une édition complétée de son « D 3, maquis de la Vienne »

    vues

    Notifié sur facebook-jfsblogs, facebook-jfsaby, bluesky, flickr, instagram
    linkedin, medium, pinterest, threads, tumblr, X-jfsaby, X-Jfs29Jean, vivaldi

  • D 3. Maquis de la Vienne

    Cliquez pour lire le livreMa tante de Castelsarrasin m’a donné son exemplaire d’un livre rare : « D 3, Maquis de la Vienne », de Jean Coste, publié en 1945 par la librairie Labouygue, de Poitiers. Rien ne pouvait me faire plus plaisir, mon exemplaire ayant disparu, à Lyon, en même temps que la plupart de mes livres d’enfance. L’ouvrage évoque notamment les actions de mon père, Étienne, à l’intérieur de ce maquis, à partir du 23 juillet 1944 et rappelle son activité clandestine antérieure, depuis 1940. À sa lecture, je me remémore nos jeux de guerre, quelques années plus tard, dans le jardin de Castelsarrasin, où mon copain Gérard Dantin et moi luttions contre lui, avec embuscades, prisonniers et mottes de terre pour munitions. Le ton du livre est un peu daté (on ne parle plus des Allemands comme ça) mais reflète bien l’esprit des maquisards. Ceux qui supportent mal les récits de bagarres devraient s’abstenir. Les autres, cliquez ► ici.

    vues

    Notifié sur facebook-jfsblogs, facebook-jfsaby, bluesky, flickr, instagram
    linkedin, medium, pinterest, threads, tumblr, X-jfsaby, X-Jfs29Jean, vivaldi

  • Voyage éclair à Castelsarrasin

    16/20. Castel. Le port Jacques-Yves Cousteau. Sam 17.03.2007.

    Plus 5 photos privées🛈
    Réservées aux membres de ce blog. Connexion requise avec votre identifiant et mot de passe.

    La semaine dernière, je me suis rendu à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) pour assister, le jeudi 15 mars en l’église Saint-Sauveur, aux obsèques d’André Bardagie, un ami de mon père qui était de-venu le mien. Avec sa femme, Jackie, et leurs filles, Nadine, Ser-gine et Géraldine, j’ai passé de bons moments, dans les années 60, notamment au bord de la Garonne où j’ai fait un tour en pè-lerinage, le samedi 17 mars, avant de me promener vers le bassin, la gare et le cinéma Vox, autres lieux chargés de souvenirs. Parti mardi 13 mars à 21 h 34, j’étais de retour en Bretagne le lundi 19 à
    9 h 56. Cela a été l’occasion de revoir tatie (la sœur de mon père), chez qui j’avais garé l’Eurocamp, l’un de ses deux fils, Alain, qui m’a fait connaître, le vendredi 16 mars, l’étonnante ► pente d’eau de Montech, et les enfants d’Alain, Angélique et Fabien.

    vues

    Notifié sur facebook-jfsblogs, facebook-jfsaby, bluesky, flickr, instagram
    linkedin, medium, pinterest, threads, tumblr, X-jfsaby, X-Jfs29Jean, vivaldi