Le groupe de kan ha diskan (chant et contre chant) s’appelait Paotred Disoursi (gars sans souci). L’arrivée d’une fille les a conduits à supprimer Paotred. Deux membres de Disoursi sur cinq (l’un deux est en voyage, les deux plus jeunes sont au travail en journée) ont donné a cappella un concert de chants bretons, au bar de la résidence Domitys Ker Madiou, à Morlaix. Sur la vingtaine de personnes de l’auditoire, très peu comprenaient le breton, mais les autres ont apprécié aussi, tant ces chants sont beaux et entrainants. Au point qu’à plusieurs reprises trois gens du cru, rompus à l’exercice, se sont spontanément lancés dans une ronde.
Vers le XIe siècle après Jésus-Christ apparait une légende qui se développe particulièrement dans les régions franco-allemandes, les pays nordiques et de l’Est. Elle concerne trois « innocents » protégés par saint Nicolas qu’un malentendu littéraire a transformés en trois enfants.
UNE HISTOIRE SALÉE L’hiver approchant, ces trois enfants, partis glâner dans les champs se perdent. Attirés par une lumière venant d’une maison, ils frappent à la porte. L’homme leur ouvre. C’est Pierre Lenoir (Peter Schwartz dans la culture germanique), un boucher qui accepte de les accueillir pour la nuit et qui les tue après leur entrée. Il les coupe en menus morceaux pour en faire un petit salé et les met dans un saloir. Saint Nicolas, chevauchant son âne, passe par là. Il frappe à la porte. L’homme, n’osant pas rejeter l’évêque, le convie à dîner. Son invité lui demande du petit salé. Le boucher comprend qu’il est démasqué et avoue tout.
NAISSANCE DU PÈRE FOUETTARD Le saint homme étend alors trois doigts au-dessus du tonneau, reconstituant et ressuscitant les trois enfants. Il enchaine le boucher à son âne pour le punir. Celui-ci devient le père Fouettard dont le rôle sera de réprimander les enfants désobéissants, violents et irascibles. Vêtu de noir, cagoulé, portant barbe noire, il est tout l’opposé de saint Nicolas, visage ouvert, portant barbe blanche, habillé des vêtements colorés des évêques et tenant, pour l’iconographie, une crosse, dorée à l’origine, puis rouge et blanche, ce qui le rapproche du père Noël actuel.
LA TRADITION CONTINUE La fête de Saint-Nicolas se pratique encore aujourd’hui dans l’Est et dans plusieurs pays d’Europe. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, saint Nicolas passe dans les maisons pour apporter des friandises aux enfants sages : des fruits secs, des chocolats, des gâteaux et de fameux grands pains d’épices façonnés à son image, dont les papilles des exilés se souviennent à vie. Il est accompagné du père Fouettard, chargé de punir les enfants qui n’ont pas été sages. Dans la foulée, le 6 décembre des défilés populaires sillonnent les rues avec distribution de bonbons aux enfants, défilés parfois assortis de chars, souvent suivis d’un feu d’artifice.
MUTATION EN PÈRE NOËL Dans les pays autres que ceux cités plus haut on fête le père Noël à la date de la naissance de Jésus-Christ, inconnue mais fixée au 25 décembre dans le calendrier grégorien, à la fin du XVIe siècle. Personnage légendaire, le père Noël serait né de la transformation du personnage de saint Nicolas. Bien qu’il en conserve des éléments, comme sa générosité et son esprit de don, son caractère religieux s’est estompé et il est devenu un emblème du consumérisme dans de nombreux endroits.
Raconté par Catherine Caroff
Vidéo, 2 mn 2 s. « Ils étaient trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs… ». Source : ► https://youtu.be/4iRwNQYnE90
Au bar de la résidence Domitys Ker-Madiou, à Morlaix, Gildas et Mikaela du groupe Harmony Coeur nous ont livré un concert de chansons de 1938 à 2015, en français et en anglais. Toutes d’auteurs ou/et d’interprètes célèbres, toutes des tubes sauf quelques-unes moins connues mais qu’on a eu plaisir à découvrir. L’accompagnement musical était réussi mais le placement en fort contre-jour, le manque d’éclairage des artistes, la mauvaise qualité des images de mon camescope en faible lumière tant en photo qu’en vidéo, la panne de ma torche et de mon smartphone ont nui à la qualité de mes prises de vue. Pour conjurer le mauvais œil qui plane sur ces dernières, je prendrai aussi la prochaine fois mes appareils photo, qui font aussi de la vidéo. J’y arriverai, coquin de sort !