Catégorie : Arts

  • La harpe celtique de Virginie Le Furaut : magique !

    Vidéo, 15 mn 13 s. Virginie Le Furaut, harpiste enchantante. Jeu 5.3.2026. © Jeff Saby

    V

    irginie Le Furaut connait l’instrument du bout des doigts. Superbe entrée parmi les spectateurs au bar de Domitys. Découverte pour certains du son particulier de la harpe celtique, emblématique de l’Irlande mais mise par cette artiste exceptionnelle au service de musiques diverses. Telles que la chanson française avec dans le choix du jour des paroles évoquant souvent la Bretagne, son autre passion.
    Virginie Le Furaut joue de la harpe celtique comme on joue du piano et on se rend compte, grâce à sa virtuosité, que les deux instruments ont la même aptitude à simuler un orchestre. Le voyage de ses mains sur les cordes est à lui seul un spectacle. Découverte aussi, avec la chanson « Les Filles de Lorient », de la boîte à bourdon (i)La shruti-box ou surpeti est un instrument de musique indien à anches libres. C’est un guide chant aux bourdons variables actionnés par un soufflet manuel ou électrique tel un harmonium sans clavier..
    On gardera de ce concert de haute qualité le souvenir d’un moment charmant et apaisant.

    EXTRAITS DE CHANSONS DANS LA VIDÉO
    L’autre bout du monde.– Chanson d’Émily Loizeau. On dit qu’il y fait toujours beau/C’est là que migrent les oiseaux…
    Marie-Jeanne-Gabrielle.– Chanson de Louis Capart. Marie-Jeanne-Gabrielle/Entre la mer et le ciel…
    La Ballade irlandaise.– Interprète d’origine : Bourvil. Paroles : Eddy Marnay. Musique : Émil Stern. Un oranger, sur le sol irlandais/On ne le verra, jamais…
    La ballade nord-irlandaise.– Auteur : Renaud. Tuez vos dieux à tout jamais/L’amour se croit sous aucune croix…
    La ville que j’ai tant aimée.– Tri Yann. Elle est née d’une ferme tout en haut d’un rocher/Cette ville que j’ai tant, tant, tant aimée…
    Les Filles de Lorient.– Auteur : Marc Robine. Ce sont les filles de Lorient/Mon Dieu qu’ell’ sont jolies…
    Les Goémoniers.– Auteur : Michel Tonnerre. Tu ramènes les bêtes au clos/Là-bas, sur le sel de Guérande…
    Lily.– Auteur : Pierre Perret. Elle croyait qu´on était égaux Lily/Au pays de Voltaire et d´Hugo Lily…
    Les voix du silence.– Marie Laforêt. Les hommes ne voient plus les fleurs/Ils ont pris des rides au cœur…
    Je dors en Bretagne ce soir.– Gilles Servat. Les pommiers fleuris du printemps/Et la grêle de temps en temps…
    SUR LE WEB
    Virginie Le Furaut. La passion de la harpe🛈

    Sur kubweb.media
    Virginie Le Furaut est une jeune musicienne. Elle raconte son coup de foudre pour la harpe celtique et revient sur son parcours, de ses créations ASMR à sa collaboration inattendue avec Nolwenn Leroy…

    29 vues

    Notifié sur facebook-jfsblogs, facebook-jfsaby, bluesky, flickr, instagram
    linkedin, medium, pinterest, threads, tumblr, X-jfsaby, X-Jfs29Jean, vivaldi

  • Une conférence ciselée sur Émile Gallé

    Vidéo, 1 mn 44 s. Mme Blin nous parle d’Émile Gallé. Mer 21.01.2026. © Jeff Saby.

    I

    l n’y a pas que des intervenants extérieurs pour les conférences à Domitys Ker Madiou. Des résidents et résidentes passionnés par un sujet, dont ils sont en général devenus au fil du temps des experts, peuvent se livrer à l’exercice.
    Après l’exposé sur les crèches et santonsJean-Charles Le Pellec nous a raconté l’histoire des crèches et des santons en préambule de la diffusion de la Pastorale des santons… par Jean-Charles Le Pellec, Mme Emmanuelle Blin, Nancéenne, nous a fait partager sa connaissance approfondie de la vie et de l’œuvre d’Émile Gallé.

    UN ART QUI FAIT ÉCOLE
    L’Art nouveau s’impose lors de l’Exposition universelle de 1889 à Paris, où Émile Gallé et Louis Majorelle voient leur talent reconnu : Émile Gallé reçoit le grand prix pour la verrerie et les médailles d’or et d’argent pour la céramique et le mobilier, Louis Majorelle reçoit la médaille d’argent pour le mobilier. La présence du Japonais Takashima Hokkai à Nancy, de 1885 à 1889, a eu un impact sur le thème oriental de nombreuses œuvres. Nombre de celles d’Émile Gallé se trouvent aujourd’hui au Japon. L’École de Nancy, créée le 13 février 1901 par Émile Gallé, Victor Prouvé, Majorelle et Antonin Daum, marque l’apogée de l’Art nouveau en France. L’association se propose, notamment grâce à la présence d’industriels capables de produire en grande quantité, de faire entrer l’art dans les foyers. L’inspiration essentielle de l’Art nouveau est à chercher dans les formes végétales : ginkgo, ombelle, berce du Caucase, nénuphar, chardon ou encore cucurbitacée, et animales, comme les libellules. Est recherchée l’utilisation poussée de la verrerie, la céramique, la ferronnerie, l’acier, le bois, pour mettre le beau dans les mains de tous.
    L’activité de l’École de Nancy se déroule principalement à Nancy. C’est en 1909 que le mouvement connaît sa dernière manifestation collective à Nancy, dans le cadre de l’Exposition internationale de l’Est de la France. Par la suite, le style évolue lentement vers ce qui constituera l’Art déco.

    LE VERRIER DREYFUSARD
    Artiste, artisan, industriel, Émile Gallé fut aussi un militant de la défense d’Alfred Dreyfus, tant par ses œuvres que par ses écrits, ce qui lui valut jusqu’à sa mort de nombreuses inimitiés à Nancy, ville antidreyfusarde. Quand ils le croisaient dans une rue, les passants changeaient de trottoir. Il avait créé L’Étoile de l’Est, le seul média dreyfusard face à l’Est Républicain, le Courrier de l’Est, la Croix de l’Est, tous antidreyfusards. Ses positions politiques ont aussi entraîné la fin de son amitié avec Maurice Barrès et son bannis­sement de la bonne société de Nancy. Ses relations, comme ses affaires, seront ensuite à Paris.

    L’APRÈS ÉMILE
    Après le décès d’Émile Gallé d’une leucémie en 1904, sa veuve Henriette Gallé, née Grimm, prend la direction de la verrerie qui devient la société anonyme des Établissements Gallé. Elle produit jusqu’en 1914, date de sa mort, des verreries multicouches reprises de dessins et modèles existants. Son gendre Paul Perdrizet lui succède. De 1918 jusqu’à l’arrêt définitif en 1936, la production est standardisée à grande échelle, avec création de nouveaux modèles et de la technique du verre soufflé-moulé.
    Le prix d’un vase fabriqué à l’atelier Gallé s’établit entre 10 000 et plus de 300 000 euros tandis que les productions en série, qu’elles soient datées du vivant ou après la mort d’Émile Gallé, se négocient entre 100 et 15 000 euros.

    23 vues